POINT DE PRESSE GAMOU TIVAOUANE 2022 : le programme culturel et scientifique et l’appel du Khalife général des Tidianes.

Après deux années de suspension, dû au contexte de pandémie de Covid-19, Tivaouane renoue avec l’organisation effective du Mawlid. Cette édition qui coïncide avec le centenaire de Mame Maodo (Rta). Tivaouane, dans toutes ses composantes, faisait face à la presse, Dimanche 25 septembre 2022, pour délivrer le message du Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar SY Mansour Al Khalifa en prélude à la commémoration de la naissance du Prophète Mouhamed (PSL). En présence des représentants du Khalif : Serigne Habib SY Mansour, Serigne Moustapha SY Al Amine et Serigne Abdoul Hamid SY Al Amine, le message essentiel a été délivré.

Le programme culturel et scientifique très riche du Mawlid

Serigne Abdoul Hamid SY, à la tête de la cellule Zawiya Tijaniyya, a abordé les programmes culturels et scientifiques qui se tiendrons à l’amphithéâtre Khalifa Ababacar SY (Rta) de Tivaouane.
Un symposium international sur le thème : « Reproduction du modèle prophétique et défis contemporains : les enseignements de Seydi El Hadj Malick SY », se tiendra le Samedi 1er Octobre 2022. Ce sera l’occasion de mettre en exergue l’héritage et le patrimoine de Seydil Hadji Malick SY (Rta) et de ses descendants. Une exposition sur la vie et l’œuvre d’El Hadji Malick Sy sera présentée aux fidèles, ainsi que des panels scientifiques, animés par des spécialistes.

Comme de coutume, la veille du Gamou sera consacrée aux évocations religieuses avec la tenue du spectacle Sons et Lumières à l’amphithéâtre Khalifa Ababacar SY de Tivaouane.
L’édition du spectacle lors du Mawlid 2022 revêt un triple sens :
– elle coïncide avec la commémoration des 100ans de cheikh El hadji Malick Sy
qui a été lancé durant le mois de juin ;
– elle marque le retour d’un programme très apprécié par les fidèles Tidianes (
surtout la frange jeune) après deux années de pause dues à la pandémie de
Covid 19 ;
– Elle survient au moment où le Khalife Général desTidianes, Sérigne Babacar
Sy Mansour a décidé de poser deux actes majeurs dans la valorisation des
patrimoines spirituels et littéraires d’El Hadj Malick Sy RTA : l’achèvement des
travaux de la mosquée qu’il avait édifié pour les musulmans de la ville sainte et
la réédition de son Diwan ( la première édition ayant eu lieu de son vivant).
Un atelier très important consacré à la finance islamique sera organisé le mercredi 05 Octobre 2022 à Tivaouane. Ce sera un Atelier de réflexion sur les opportunités de partenariats entre la Haute Autorité du Waqf et la Cellule Zawiya Tijaniyya (CEZAT).

Un message important du Khalife général des tidjanes, Serigne Babacar SY Mansour

La société actuelle s’engouffre davantage dans une perversion des valeurs, qui prend des proportions inquiétantes, méritant ainsi réflexion et action. Les peuples ont également besoin d’être orienté sur les finances, l’opportunité des formations etc. Ces défis majeurs fairont l’objet de débats intenses et fructueux. C’est un appel lancé contre les mauvais comportements, tels que les invectives, les insanités, la délation entre autres anti-valeurs. Le général des Tidianes a insisté sur la stabilité et l’équilibre qui ne pourra se réaliser qu’en mettant en exergue l’héritage et le patrimoine des guides spirituels. La bonne parole est à mettre en valeur conformément à l’enseignement du prophète Mouhammad (PSL), rapporte Serigne Moustapha SY Al Amine.

Ainsi, la crainte de Dieu dans le respect de ses ordres et ses interdits est la seule voie de sortie des épreuves, revers, fléaux, séditions, tribulations, épidémies, maladies cardiaques, spirituelles, sociales, régionales et internationales que nous vivons aujourd’hui.
Au lieu de passer notre temps dans des conflits, à jouer, se moquer des gens, révéler leurs défauts, se vanter de nos généalogies à travers les réseaux sociaux et à chercher la sédition parmi les musulmans avec qui nous sommes lés par la foi et la qibla, au lieu de tout cela, pourquoi ne pas concentrer nos efforts sur l’action collective visant à construire ce qui nous est commun et à éradiquer la corruption sur terre ?

Ce message de Serigne Babacar SY Mansour est d’une importance capitale et constitue une feuille de route pour le Sénégal, et pour toute la Oummah islamique.
En outre, un message fort a été lancé par le Khalife à l’endroit des chauffeurs, des transporteurs, des pèlerins et des conducteurs de Jakarta. Ceux-ci sont invités à mettre en avent la discipline et à appliquer savament et scrupuleusement les normes recommandées par les autorités, afin de prévenir les accidents. Les commerçants, pour leur part, sont appelés à veiller sur le respect des principes de la Khadra. « Il est strictement proscrit de mettre de la musique publiquement dans les rues en guise d’animation ». De plus, « Que les commerçants contribuent à la réussite de l’évènement en évitant, par exemple, toute flambée des prix à cette occasion », apostrophe Serigne Moustapha SY Al Amine.

Somme toute, le Khalife général des Tidianes a invité tous les Khalifes généraux du Sénégal ainsi que tous les foyers religieux nationaux et internationaux à venir participer à cet évènement religieux important pour la Khadra Malikia.

📍 « Ala Azimou leylal Wilâdati khizbatane Izâ lam yakoun nakhwal kharâmi Oudoulou ».

✅Bon Gamou ! 🙏🙏

Asfiyahi.org

Commémoration du centenaire de Cheikh Seydi Hadj Malick SY RTA

La ville religieuse de Tivaouane a annoncé la célébration du Centenaire de la disparition de Seydi Hadj Malick Sy (Rta) du 24 au 27 juin 2022. 

C’est sur demande du Khalife Général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, que Serigne Mansour Sy Dabakh a réuni à la Résidence El Hadj Malick Sy de Tivaouane, la famille d’El Hadj Malick Sy, en présence de plusieurs familles de Muqaddams, de présidents de dahira et d’associations pour délivrer le message du Khalife à la Ummah Islamique. 

Ainsi, il a informé du lancement les 24, 25, 26 et 27 juin 2022 des festivités marquant la commémoration du Centenaire de la disparition d’El Hadj Malick Sy (Rta) qui sera placée sous le thème : « El Hadj Malick Sy, 100 ans après…lumière sur sa vie et son œuvre ». 

Les festivités vont durer quatre (4) jours durant lesquels un programme alléchant sera élaboré et proposé par le comité préparatoire.

Source : Dakaractu

Maraude 02/2022

Première Edition maraude SOP NABY FRANCE

Le Pôle Social SOP NABY FRANCE a organisé une première maraude le samedi 26/02/2022 à la Porte de la Villette. C’etait l’occasion de partager un moment chaleureux avec les sans-abris dans cette période de grand froid. Cela nous a permis de voir de près les conditions de vie de ces personnes et de leur apporter un peu de soutien et de réconfort; rendons grâce à ALLAH.
Alhamdoulilah 🙏🏾❤️

La dahira SOP NABY FRANCE remercie tous ses membres pour la mobilisation.

Restons mobilisés pour la cause, le travail continue.

Gamou 2021 : Le discours de Serigne Babacar SY Mansour , Khalif général de la Tijāniyya

Nous nous réfugions auprès de Dieu contre Satan le maudit. Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Louange à Dieu qui a béni l’univers par l’apparition du meilleur des hommes, la manifestation de Sa bonté, la personnification de Sa miséricorde gracieuse, Sa grâce étendue, notre bien-aimé Muhammad, prunelle de nos yeux, la lumière de nos visions extérieures et intérieures; qui nous a gratifiés par les gens de sa maison, ses compagnons et ses successeurs qui ont cru en lui, l’ont soutenu et ont suivi la lumière qui lui a été révélée. Ils sont les véritables gagnants.

Son Excellence Monsieur le Ministre de l’Intérieur et sa délégation, Représentant de Son Excellence le président de la République, Excelles Messieurs les ministres et députés, Excellences membres de la délégation marocaine, représentant Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu le bénisse et l’assiste, Excellences Messieurs les ambassadeurs, Messieurs les représentants des califes des confréries soufies et associations islamiques au Sénégal, Messieurs les présidents des fédérations et des dahiras, Glorieux messieurs et bien-aimés,
Que la paix, la miséricorde et la grâce de Dieu soient sur vous!

Nous voilà en train de vivre une grande opportunité, des moments heureux et joyeux dont profitent tous les musulmanes les musulmans, par-delà la diversité de leurs langues, de leurs couleurs et de leurs pays pour célébrer la naissance du Maître de l’Existence et le meilleur des hommes, notre maître et bien-aimé, le Prophète Muhammad fils de Abdullah, que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui. Cette célébration est vouée à glorifier et pérenniser les souvenirs de cet événement historique, qui a changé le cours de l’histoire humaine d’une manière sans précédent et d’une façon qui a ébloui tous les intellects.
Comment pourrait-il en être autrement alors que cet évènement compte réellement parmi les plus grands dons de Dieu? Allah, Exalté soit-Il dit : « Allah a très certainement fait une faveur aux croyants lorsqu’Il a envoyé chez eux un messager de parmi eux-mêmes, qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu’ils fussent auparavant dans un égarement évident ».

La célébration de sa naissance bénie, dans la joie, est une célébration de son message pur et éternel; ce même message résumé par Sayyid Sābiq, que Dieu lui fasse miséricorde, l’auteur du livre Fiqh al-Sunna dans lequel il dit : « La finalité de l’Islam est la purification de l’âme et son éducation à travers la connaissance de Dieu et son adoration mais aussi par le renforcement des liens humains sur la base de l’amour, de la miséricorde, de la fraternité, de l’égalité et de la justice ». Seuls ceux-ci garantissent le bonheur des hommes dans cette vie et dans l’au-delà. Allah, Exalté soit-Il dit : « C’est Lui qui a envoyé à des gens sans Livre (les Arabes) un Messager des leurs qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu’ils étaient auparavant dans un égarement évident ».

Ce message complet de Muhammad est venu effacer la mécréance, l’associationnisme, l’injustice, et la débauche. Il est aussi venu apporter dans le cœur des serviteurs du plaisir, de la joie, un amour de Dieu sincère pour guider les hommes vers tout ce qui procure la satisfaction de Dieu et de son Messager. Ainsi, vrais sont les propos du Prince des poètes, Ahmad Shawqī selon lesquels :

« La droiture est née et les univers sont illuminés Le temps sourit dans la joie ».
Le précurseur de cet évènement, Cheikh Elhadji Malick Sy, que Dieu l’agrée, a aussi eu raison en écrivant dans son poème Riyy al-żam’ān fī mawlid sayyid banī ‘Adnān :

« L’année, le mois et le jour Dans lesquels est né le guide, le meilleur des hommes Sont une joie, dans la joie, dans la joie Sont la plus belle des fêtes ».

Le poète, que Dieu le bénisse, veut dire que l’année de la naissance du Prophète est une année de plaisir et de joie, et le mois où il est né est aussi un mois de plaisir et de joie, et le jour où il est né est un jour de plaisir, de bonheur ; un jour de fête qu’aucun autre ne saura égaler.
Il dit aussi dans son poème intitulé Al-Durr al-yatīm wa-l-jawhar al-jasīm :
« Célébrez la nuit la naissance en quête de grâces Si cela ne vous pousse pas à commettre des péchés ».
Dans ce vers, il fait allusion à ce qui est de grand, de joyeux et source de bonheur pour l’univers tout entier dans la célébration de cette naissance. Ce jour-là est réellement différent des jours, des mois et des années qui l’ont précédé. Oui : la société préislamique était en crise et se dirigeait vers un abîme sombre.
Il dit aussi dans son poème d’éloge du Prophète Abadā Burūq :
« Il a un livre, celui qui le suit Suit la meilleure des voies.

Le salut est dans la marche avec sa communauté Fera ainsi celui qui est en quête de paix ».
Le sens du premier vers est que le Prophète Musṭafā, paix et salut sur lui, dispose du Coran dont les enseignements guident celui qui les suit sur meilleure et la plus droite des voies. Le sens du deuxième vers est que c’en suivant sa communauté que l’on peut obtenir la paix. Il veut dire par là que c’est en suivant le groupe qui respecte sa sunna que l’humanité trouvera son salut. Dans ce sens, je saisis l’occasion pour vous rappeler ainsi qu’à moi-même les commandements de Dieu, dans le Coran, aux peuples qui nous ont précédés :

« Craignez Allah!  » Voilà ce que Nous avons enjoint à ceux auxquels avant vous le Livre fut donné, tout comme à vous-mêmes ». 
« Le meilleur parmi vous, auprès de Dieu, est le plus pieux ».
« Ses alliés ne sont que les pieux. Mais la plupart d’entre eux ne le savent pas ».
« Prenez vos provisions; mais vraiment la meilleure provision est la piété. Et redoutez-Moi, ô doués d’intelligence ».
Elhadji Malick Sy, qu’il soit agréé par Dieu, a fait siennes ces recommandations dans son poème Zajr al-qulūb ‘an ḥubb dār al-khulūd, connu pour son orientation éthique :
« N’oublie pas la piété, elle est porteuse de toutes grâces Le pieux est d’une pureté absolue. Tes protégés, éloigne-les des interdits Par le bâton de la crainte. Dieu te payera ».

Frères de foi et de croyance
La crainte de Dieu dans le respect de Ses ordres et Ses interdits est la seule voie de sortie des épreuves, revers, fléaux, séditions, tribulations, épidémies, maladies cardiaques, spirituelles, sociales, régionales et internationales que nous vivons aujourd’hui.

Au lieu de passer notre temps dans des conflits, à jouer, se moquer des gens, révéler leurs défauts, se vanter de nos généalogies à travers les réseaux sociaux et à chercher la sédition parmi les musulmans avec qui nous sommes lés par la foi et la qibla, au lieu de tout cela, pourquoi ne pas concentrer nos efforts sur l’action collective visant à construire ce qui nous est commun et à éradiquer la corruption sur terre ?

C’est dans l’éthique des interactions, dans le respect des ordres et interdits religieux que se trouvent l’esprit de la religion, sa quintessence et la preuve de sa véracité. La négligence du serviteur dans ses interactions a des conséquences désastreuses sur sa pratique cultuelle et pourrait causer la perte de ses récompenses en raison de ses mauvais comportements avec les autres. Ceci est le cas du muflis [le ruiné] dont parlait le Prophète et au sujet duquel il mettait en garde :

« ‘‘Savez-vous qui est l’homme ruiné ?’’, demanda le Prophète aux compagnons qui répondirent : ‘‘Selon nous, l’homme ruiné est celui qui ne possède ni biens ni argent’’. Le Prophète dit alors : ‘‘Dans ma communauté, l’homme ruiné est celui qui, le jour du Jugement, viendra avec à son actif des prières, des journées de jeûne, des aumônes, mais qui aura par ailleurs insulté untel, calomnié un autre, volé l’argent de tel autre, versé le sang de celui-ci et frappé celui-là. On lui prendra alors de ses bonnes actions pour les distribuer à ses victimes ; si elles ne suffisent pas à l’expier de ses péchés, on prendra alors des péchés de ses victimes et on les lui inscrira à son actif, puis on le jettera en Enfer’’ ». Le hadith est rapporté par Muslim.

Ce ruiné a manifestement pratiqué l’islam dans le respect de ses actes cultuels tels que la prière, le jeûne et l’aumône. Cependant, il a mal agi dans ses rapports avec les autres en s’attaquant à ce qui représentent leurs dignité et intégrité à savoir : leur religion, leurs âmes, leur réputation, leur intellect, leurs biens et leur progéniture. Cet homme a distingué la pratique cultuelle des comportements éthiques. Il a fait l’effort dans l’adoration de Dieu mais a négligé le droit de ses semblables. Aussi a-t-il mérité sa perdition puisque son adoration n’a pas donné les fruits pour lesquels elle a été instituée à savoir le bon comportement et la perfection dans les interactions.

Nous avons beaucoup perdu cette conscience de perfection, avons énormément reculé en matière d’éthique et nous interagissons mal avec nos semblables. Au même moment, les ennemis de l’islam ont eu conscience de l’importance de nos nobles caractères et ont ainsi œuvré pour leur destruction, usant de toutes leurs forces intellectuelles, matérielles et stratégiques avec la bénédiction de Satan. Tout cela est pour affaiblir leurs forces fondées sur l’éthique islamique et porter atteinte à l’union des musulmans. Ils savent que les nobles caractères de l’islam constituent les fondements de la force des musulmans. Aussi leur ont-elles déclaré la guerre avec une armée dont les soldats sont la corruption et la discorde.

Serrons-nous la main, rendons-nous visites et aimons-nous les uns les autres. Sachons que même si nos visions diffèrent, nos cœurs nous unissent. Nous invitons tout le monde à suivre le modèle de celui que nous célébrons aujourd’hui : notre maître Muhammad paix et salut sur lui. Son modèle est fondé sur : l’Unicité de Dieu et Sa glorification, l’honnêteté, le respect des engagements, la maîtrise de la colère, le courage, l’abnégation, le djihad contre l’ennemi et contre l’égo, l’amour, la paix et la miséricorde sociale, c’est-à-dire se tenir aux côtés des nécessiteux, panser leurs blessures, essuyer leurs larmes et leur fournir les services sociaux dont ils ont besoin. Cela est plus que jamais nécessaire en ces jours où le monde traverse la pire crise sanitaire de son histoire moderne.

En guise d’exemple, si tout le monde respectait l’obligation de l’aumône légale tel que demandée constamment dans plusieurs versets du Coran, les disparités sociales, qui sont aujourd’hui sources de la plupart de nos problèmes, disparaitraient.

Puisque chacun de nous est tel un berger qui serait responsable de son troupeau, nous devons nous efforcer de construire une société joliment organisée, civilisée, qui brille de par les valeurs spirituelles de l’existence ; une société qui rayonne de par ses idéaux et vertus ; une société sans triche, sans hypocrisie, sans envie, sans règlements de comptes et autres maladies du cœur et de l’âme du genre.

La zakat est une somme estimée que Dieu a imposée comme un droit pour les pauvres. Elle est le troisième pilier de l’Islam et l’une des grandes obligations que Dieu a commandées dans Son Livre Saint et rappelées par le Messager, que Dieu le bénisse et lui accorde la paix, dans sa noble sunna. Dieu l’a associée à la prière dans plus de quatre-vingts endroits dans le Livre et les savants ont unanimement enseigné son caractère obligatoire. Dieu dit dans le Coran « Prélève de leurs biens une Sadaqa par laquelle tu les purifies et les bénis, et prie pour eux. Ta prière est une quiétude pour eux. Et Allah est Audient et Omniscient ».

La zakat est une aumône qu’on prélève des riches pour la distribuer aux pauvres qui vivent dans la difficulté. L’un de ses mérites est que, grâce elle, Dieu pardonne les péchés et ferme les yeux sur les manquements de Ses serviteurs comme l’atteste le hadith, rapporté par Ibn Hibân dans son recueil, dans lequel le Prophète dit que « l’aumône efface les péchés ». La Zakat permet aussi une bonne haramonie dans la société étant donné que les hommes sont différents dans leur capacité à gagner leurs vies. Dieu, Exalté soit-Il, dit : « Allah a favorisé les uns d’entre vous par rapport aux autres dans [la répartition] de Ses dons ». 

L’obligation de la zakat permet au pauvre de subvenir à ses besoins. Avec elle la différence entre le démuni et le riche peut être réduite. La Zakat est un moyen idéal pour vivre pleinement la coopération et la solidarité entre les personnes. Elle contribue à augmenter le pouvoir d’achat de la société dans la mesure où cette obligation assure un mouvement de la richesse au profit des pauvres et des nécessiteux qui dépenseront cet argent directement pour répondre à leurs besoins. Ce qui signifie que cette richesse entre directement dans le circuit économique du pays et, dans ce cas, la société profite en général de ce mouvement.

Qu’il me soit permis de profiter de cette occasion bénie pour demander aux autorités officielles de mieux prendre soins des classes moyennes et populaires qui souffrent de nombreux problèmes. Elles ont des difficultés dans leurs métiers, que ce soient des professions agricoles, commerciales, industrielles, maritimes et autres qui sont gages de stabilité et de prospérité économique et sociale de notre pays. ‘Umar Ibn ‘Abd ‘Azīz, que Dieu l’agrée, disait : « plantez du blé dans les montagnes afin qu’on ne dise jamais qu’un oiseau a eu faim dans la terre des musulmans ». Notre maître Jacob paix sur lui disait : « cultivez, cultivez encore. Ainsi, ce que vous récolterez vous sera bénéfique ».

La solidarité sociale réside dans l’engagement et la solidarité des membres de la société pour aider les nécessiteux et les hommes en difficulté. Cela est l’un des fondements et des piliers sur lesquels repose la structure de la société islamique. L’Islam considère la société comme une seule entité humaine indivisible mais miséricordieuse. Dans cette société, l’humain est censé avoir une vie digne de son humanité. Notre bien-aimé Muhammad, paix et salut sur lui, dit : « n’a pas vraiment cru en moi celui qui dort le ventre rempli pendant qu’il sait que son voisin a faim ».

Parmi les questions brûlantes qui rongent la société figure celle de l’éducation et de la formation que ce soient dans les écoles, les instituts et les établissements d’enseignement et de formation. Le niveau scientifique, culturel et académique est très bas et dégradé. Cela est dû à un système éducatif corrompu dans toutes les étapes de ses programmes. Ces élèves et étudiants sont les espoirs du pays. Sur leurs épaules repose la responsabilité de gérer et de faire marcher ses affaires intérieures et extérieures. Aucun pays qui néglige ses enfants ne sentira l’odeur du développement.

Il est ainsi de la responsabilité du gouvernement de mettre en place un système éducatif clair qui ne se contente pas uniquement de l’instruction des enfants. Ce système doit aussi veilleur à leur éducation et orientation selon nos belles croyances et traditions. Il est aussi de sa responsabilité de mener une politique qui assure la sérénité, la sécurité et la stabilité tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays.

En ces temps, nous remarquons une recrudescence des phénomènes du meurtre, de la destruction, de l’extermination, du vol, de l’usurpation ou de la consommation illégale de l’argent d’autrui. Des moyens sont mis en place afin de gagner de l’argent prétendument au nom la religion, de la préservation de soi et de la bonté. Cela pousse à des phénomènes comme la migration illégale par voie maritime, le développement de nouveaux jeux comme « Barifot » qui constitue le passe-temps et la principale préoccupation de beaucoup de gens.

Frères de foi et de croyance
Le Prophète, paix et salut sur lui, dit : « vous êtes des bergers. Et chaque berger est responsable de son troupeau ». Ainsi, il incombe à chaque membre de la société de se conformer aux commandements de la charia par le respect de la sunna et des bons comportements, dans l’amélioration de soi et dans l’usage de la raison et de la conscience humaine afin de renforcer les piliers d’une vie au service du pays et des hommes.
Nous concluons ce message en exprimant nos sincères félicitations à toute la Oummah islamique et à la République sénégalaise, président, gouvernement et peuple. Félicitations à leurs Excellences les ambassadeurs représentant leurs pays respectifs au Sénégal. Nous demandons à Dieu, le Très-Haut, le Tout-Puissant, de nous accorder le don de la réalisation de nos vœux. Qu’Il nous mette sur la voie de la bonté au service du pays et de la population. Que nos jours soient parfumés par la santé et la sécurité. Qu’Il nous accorde paix, harmonie, bien-être, stabilité mondiale en mettant fin aux guerres et aux troubles qui détruisent l’humanité de l’homme.
Que la paix soit sur vous !

Ceci est le message du calife général de la Tijāniyya
Serigne Babacar Sy Mansour, que Dieu l’assiste.
Délivré à Tivaouane le 12 Rabī‘ al-awwal 1443 correspondant au 18 octobre 2021

SOURCE : asfiyahi.org

Déclaration du Khalif général des Tidianes du Mercredi 18 Août 2021 à l’occasion du nouvel an musulman

Au nom de Dieu, le très miséricordieux, le tout miséricordieux.

Salut et prières sur le Meilleur des Hommes, l’Elu par qui dieu a existencié tout ce qu’il a voulu créer. Dieu l’a choisi parmi les hommes, il est tendre et clément vis-à-vis de ceux qui le suivent (la Umma). Dieu l’a envoyé en tant que témoin, annonçant les bonnes nouvelles mais aussi en tant qu’avertisseur.

Satisfaction de Dieu à l’endroit du Pôle Caché, l’isthme qui scelle la sainteté , notre maitre Abul Abass Ibn Mouhamed.

Honneur et salut aux autorités religieuses du Sénégal sans exclusive à qui par ma voix et celle de toute la famille du Vénéré Cheikh El Hadj Malick Sy ( RTA) je réitère mes vœux de paix, de santé , de longévité à l’occasion du nouvel an musulman et de l’Assomption.

Je les invite, comme je m’y invite, à persévérer dans la prière et l’invocation pour conjurer le mal. Unis dans la prière, nous pouvons espérer la délivrance face à cette menace qui plane autour de l’humanité sans aucune solution durable et définitive n’y soit encore trouvé. La pandémie qui frappe notre siècle a fini de nous montrer que sans le secours de Dieu, l’homme est dans le dénuement le plus total, eu égard à sa précarité constituante. Ensuite prions. Car l’invocation est l’arme des croyants, à-t-on appris du Prophète ( PSL) dans un Hadith célèbre.

Honneur et Salut au Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Macky SALL a qui revient l’ardente tâche de présider aux destinées de notre pays dans les bons comme les mauvais moments. Je prie le Seigneur de continuer à guider ses pas et à l’inspirer dans la recherche de solutions aux multiples défis qui nous étreignent.

Avant d’aller dans le fond de cette prise de parole, qu’il me soit permis de m’incliner devant la mémoire de trois figures emblématiques de notre religion qui nous ont récemment quittés, je voudrais ici témoigner ma compassion à leur famille et à leurs communautés respectives. Il s’agit feu El Hadj Abdoulaye THIAW Laye, Khalife Général des layènes, de feu Serigne Abdourahim SECK, Khalife Général de Thienaba et de feu Serigne Mansour SALL, Khalife de la famille de Serigne Abbass SALL, Qu’Allah SWT les couvre du manteau de Sa Miséricorde infine et leur œuvre les portes de son paradis réservé à Ses Elus.

Ceci étant dit, ma conscience a été interpellée ces derniers temps par les multiples soubresauts qui affectent notre société et dont le soubassement moral est à rechercher en chacun d’entre nous.

 

Je pars du constat que partout et dans chaque acte de notre vie, la violence physique et celle verbale ont atteint des propositions inédites mettant en lumière notre incapacité à se respecter les uns, les autres et à préserver notre volonté commune de vivre ensemble, qui est le fondement de toute société qui aspire au progrès économique et social.

Cette situation est exacerbée par notre profonde inclinaison à instaurer une compétition malsaine entre nous dans la quête des biens de ce monde et des positions qu’elles soient religieuses, politiques ou sociale. Alors que le coran invite à la saine concurrence dans le bien et la piété à la place d’une compétition malsaine dans le péché et l’inimité. « Entraidez-vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et la piété. Ne vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Et craignez Allah, car Allah est, certes dur en punition » (Sourate Al Maa’ida , verset 2 ).

Prenons garde que le jeu sordide qui consiste à se faire peur les uns, les autres ne place notre nation au bord d’un précipice qui pourrait être préjudiciable à ce que des générations et des générations de bâtisseurs infatigables se sont efforcés à préserver au prix de leur sang et de leur liberté, ou au prix de multiples sacrifices qu’aucun d’entre nous n’est assez outillé à consentir aujourd’hui.

Prenons garde d’ériger des frontières artificielles qui pourront faire le lit de démons œuvrant pour désunir ce que Dieu a ordonné de maintenir uni « (Ceux) qui rompent le pacte qu’ils avaient fermement conclu avec Allah, coupent ce qu’Allah a ordonné d’unir, et sèment la corruption sur la terre, Ceux-là sont les vrais perdants » (Sourate 2, la Vache, verset 27).

Prenons garde de mettre en avant nos appartenances religieuses, confrériques ou ethniques qui finira par détruire la beauté de notre multiplicité que le Coran magnifie en ces termes : « O hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des peuples et des tribus (différents) afin que vous vous entre-connaissiez » ( Sourate Al hujuraat, Verset 13 ).

 

J’exhorte chacun d’entre vous à reconsidérer son rapport avec son prochain en respectant sa différence : c’est cela le legs que nous ont laissés nos anciens. Efforçons nous de le préserver et ded le transmettre intact aux générations à venir.

L’insulte et le dénigrement gratuits sont érigés en moyens d’ascension et de promotion sociale. Ce phénomène est exacerbé par l’avènement des réseaux dont  certains usent et abusent pour atteindre d’honnêtes citoyens confortés en cela par l’anonymat et la facilité d’accès offerts par ces derniers, mais également par la multiplication des médias dont les programmes sont librement diffusés sans aucune censure même pour ce qui heurte notre conscience ou notre moralité.

L’exhibition est devenue une mode surtout chez les femmes grâce à ces mêmes réseaux. L’alcoolise gangrène notre société avec de plus en plus de jeunes quo s’y adonnent. J’invite l’Etat à sévir pour juguler ces mauvaises pratiques.

Si j’alerte sur ces tares, c’est par ce que nous savons qu’elles sont les germes de la division et de l’autodestruction de toute société. Gageons de les conjurer tous ensemble par la culture de la paix et de la tolérance, de la fraternité humaine et de l’acceptation de nos différences de croyances, de cultes et d’opinions.

En ces moments d’preuves de toute sorte liées à l’apparition de cette pandémie qui a éventré toutes nos certitudes, installant le doute, la souffrance, la remise en cause de nos conforts et de nos habitudes, l’instabilité et de la fragilité, c’est également un devoir d’appeler nos concitoyens à un retour vers Dieu par la prière et non par le reproche, par la charité, le partage et la solidarité et non par le repli sur soi et l’individualisme.

 

A l’apparition de cette pandémie dans notre pays, j’ai eu à prendre des mesures douloureuses dictées par les recommandations divines et la sunna du Prophète Muhamed Paix et Salut su lui, ceci combiné avec les recommandations des hommes de science, en l‘occurrence les médecins, conformément à l’invite coranique : « interrogez les détenteurs du rappel, si vous n’êtes pas savants ».

 

J’avais invité à fermer les mosquées et à confiner les daaras de notre obédience pour casser la chaine de transmission du virus en nous inspirant de leurs conseils avisés. Cette même démarche a été reconduite à l’approche de célébration de la naissance du prophète, communément appelé « Gamou ». Ce qui m’avait amené à inviter les fidèles à célébrer le Gamou, chacun dans son intimité. Rien n’était plus douloureux à mes yeux que cette décision, au regard de la place que notre voie mouhamédiènne accorde à la fréquentation assidue des lieux de culte pour s’acquitter de nos obligations rituelles et confrériques.

Mais la situation sanitaire de même que ma responsabilité de chef de communauté religieuse l’exigeaient et l’exigent toujours. J’ai même par moment, lorsque la situation sanitaire s’était améliorée de la réouverture des mosquées. Ils m’ont recommandé la prudence face au risque de flambée lié au relâchement des populations quant au respect des gestes barrières pendant cette période de fête et à la présence sur notre sol du nouveau variant Delta. L’avenir leur a malheureusement donné raison.

Notre pays est entré dans une troisième vague, plus virulente, plus meurtrière et plus inquiétante quant à ses conséquences sur notre système sanitaire, malgré les efforts considérables consentis par nos autorités sanitaires pour l’endiguer.

Sur cette question, mes pensées vont vers tous ceux et toutes celles qui y ont laissé leur vie, présentant mes condoléances les plus attristées à leurs familles et priant pour le repos de leurs âmes. Mes prières vont également vers tous ces malades qui souffrent dans les hôpitaux ou dans leurs domiciles et qui luttent pour recouvrer leur santé avec l’aide de nos vaillants et braves médecins. Qu’Allah SWT les assiste dans leur lutte et leur fasse recouvrer vite leur santé.

Face à une telle situation, j’ai le devoir d’interpeller la responsabilité individuelle de chacun  à se prémunir en respectant les recommandations des autorités sanitaires et administratives et en se référant aux conseils des médecins , notamment , par le respect des mesures barrières individuelles et collectives et par la vaccination qui, l’apparition de cette pandémie et dont je me suis déjà acquitté en y incitant ma famille et mes proches.

Facilitons la tâche aux autorités étatiques. Soulageons le personnel de santé qui n’a pas connu de répit depuis plus d’un an et demi, en s’en tenant à leurs recommandations. Rendons leur un vibrant hommage pour leur abnégation et leur sens du sacrifice, en leur facilitant leur tâche déjà très difficile. Nous devons nous inspirer de ce qui se passe partout dans le monde : il n’a pas de baguette magique pour faire disparaitre cette maladie, il n’y a que la résilience. Apprenons à l’avoir chacun par lui-même. Ensuite continuons à prier pour que le Seigneur nous vienne en aide. C’est de Lui seul que nous pouvons attendre assistance pour nous en protéger. Que Dieu en préserve l’humanité.

C’est donc confiant que chacun pourra tirer de mes propos ce qui pourra lui être utile et en faire usage profitable, que je profite de l’occasion qui m’est offerte pour souhaiter une paix durable et une santé de fer à chaque sénégalais tout en les appelant à la fois, à l’endurance et à la patience. Puisse Dieu protéger et préserver notre cher pays.

Paix et bénédictions

Serigne Babacar SY Mansour, Khalife general des Tidianes

Auteur : Cellule Zawiya Tijaniyya

Grande Mosquée de Tivaouane : la participation de la Dahira SOP NABY FRANCE

Suite à l’appel du Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar SY Mansour, dans le cadre des travaux d’achèvement de la grande mosquée de Tivaouane, la dahira SOP NABY FRANCE représentée a donné sa participation d’une valeur de 11245 euros.

وَأَنَّ ٱلْمَسَٰجِدَ لِلَّهِ فَلَا تَدْعُوا۟ مَعَ ٱللَّهِ أَحَدًۭا

Les mosquées sont consacrées à Allah: n’invoquez donc personne avec Allah.

Sourate 72 verset 18

La dahira SOP NABY FRANCE remercie tus ses membres pour la mobilisation.

Restons mobilisés pour la cause, le travail continue.

Réponse suite à la polémique sur la Jawharatoul Kamal

Par le Professeur Sidi Muḥammad Errāḍī Guennūn al-Ḥassani al-Idrīssī

Au nom d’Allāh le Miséricordieux, le particulièrement Miséricordieux.

Louange à Allāh. Qu’Allāh prie et salue notre maître Muḥammad ainsi que sa famille.

Cela dit.

J’ai eu connaissance ces dernières années de nombreux débats houleux entre le frère Mr. Ṣalāḥ [de la République arabe d’Égypte] et certains de ses opposants parmi les savants, les descendants du Prophète, et autres. Depuis ce temps, je me suis astreint à la plus grande neutralité, je n’ai jamais exprimé depuis tout ce temps une atteinte, une attaque, un excès, ou diminution envers untel ou untel. Pendant ce temps, je demandais à Allāh d’éteindre le feu de la discorde, de stopper sa braise et que l’état des Tijānīs prenne son calme, et que s’institue entre eux l’amour, la cohésion, un lien et la fraternité. Ceci n’est rien d’autre que l’ambiance qui devrait être entre ces nobles personnes.

Cependant, j’ai été surpris dernièrement, de la déclaration du frère Mr. Ṣalāḥ précédemment évoqué, indiquant que le terme « al-asqam », un des termes de la prière « La perle de la perfection (Jawharat al-kamāl) », disant qu’après qu’il ait fait des recherches dessus, a affirmé que ce mot n’a pour sens unique la maladie et ce qui s’en rapproche. Il a également dit que ce terme était issu du dialecte marocain, dans le sens qu’elle n’est pas de l’arabe classique. Il a également dit que le terme « al-asqam » était à l’origine de nombreux problèmes suscités par les négateurs [i.e de la voie Tijānī], et qu’ils continuent à les susciter jusqu’à aujourd’hui ; et qu’il est ainsi désormais obligatoire de modifier ce terme par un autre qui conviendrait davantage. Il ne s’est pas contenté de cela, mais il s’est également permis ainsi qu’à ses disciples et suiveurs d’altérer terme et de le modifier.

Je dis : Pureté à Allāh ! Qu’est-ce qui vient d’advenir !? « La perle de la perfection (Jawharat al-kamāl) », fait partie des litanies obligatoires de notre voie Tijānī , c’est-à-dire qu’il n’est pas autorisé pour qui que ce soit, qu’il soit d’une petite ou grande stature, d’agir sur elle, par un ajout, une diminution, un changement, une altération ou autre. La seule personne qui a compétence pour cela est notre maître le Messager d’Allāh, qu’Allāh prie sur lui et le salut. C’est lui qui a dicté cette prière mot à mot et honoré par elle notre maître Abū Al-ʿAbbās al-Tijānī, qu’Allāh soit satisfait de lui, en état d’éveil et non lors d’un sommeil, par allocution directe et une vision claire. C’est-à-dire qu’il a entendu conformément à sa formulation connue de la bouche du maître de la création, et la raison de toute existence, qu’Allāh prie sur lui et le salut.

Naturellement, de grands hommes l’ont prise de lui, des imams et des savants qui ont vécu à son époque, ils ont pris de lui et se sont fait éduqués par lui. Et bien qu’ils soient ce qu’ils sont en termes de science, gnose, ouverture spirituelle et sainteté ; strictement aucune opposition de l’un d’entre eux n’est advenue, ne serait-ce même que sur une lettre de cette prière ou sur autre que celle-ci. Ils savaient de manière certaine que l’origine de ces litanies venait du celui qui ne peut être que sincère, la source de la Miséricorde du Seigneur, notre maître le Messager d’Allāh, qu’Allāh prie sur lui et le salut.
Le frère Mr. Ṣalāh a dit que le terme « al-asqam » n’était pas un terme arabe et qu’il avait consulté un ensemble de dictionnaires linguistique et qu’aucun n’établissait la rectitude de ce terme.

Je dis : Pureté à Allāh ! Ô mon noble frère, si tu le souhaites je pourrais te donner sur ce sujet plus d’une centaine de preuves qui prouvent l’authenticité de ce terme ! Il dérive de « al-istiqāmah (la droiture) ». Le grand érudit Sīdī Aḥmad al-Rahūnī al-Ṭiṭwānī [un des maîtres de nos maîtres] a excellé sur ce sujet dans un livre qu’il a intitulé « Iẓhār al-maqāmah bidhikri mushtaqqāti af’āl al-istiqāmah » c’est un livre excellent en son domaine.

En somme, le terme « al-asqam » est un terme arabe pur authentique, sans aucune ambigüité. Je vais te consacrer bientôt une autre intervention pour prendre connaissance de ce terme, ses implications, et son essence. Ceci est ce qui concerne la langue arabe, les dérivés de ces verbes [fiʿl], les gens de la Mecque sont plus à même de connaître ses routes [expression indiquant qu’il est plus à même de parler de la langue arabe et de ses sciences].

Sache mon noble frère, que la convenance est demandée pour les récitations et litanies de la voie Aḥmédienne Tijānī. Le Shaykh Tijānī lui-même, qu’Allāh soit satisfait de lui, ne peut pas ajouter ou retirer dessus, il a exprimé cela dans nombreuses de ses prises de paroles bénies. Il a montré que les litanies ont été concoctées de manière précise par la main de celui qui dit vrai et qui est cru, prière et salut sur lui. C’est la raison pour laquelle l’érudit Sidi Ibrāhīm al-Riyāḥī dit dans son poème al-sinniyah :

Que penses-tu de la litanie (wird) qui a été concoctée
par la main prophétique, est-ce que ça a été fait sans fondement ?

J’ai trouvé dans le « Kunnāsh » de l’érudit Ḥasan al-Tādilī al-Ribāṭi, rapportant de l’érudit, le pôle Sidi Muḥammad al-ʿArabī b. al-Sā’iḥ, qu’Allāh soit satisfait de lui qu’il a dit : « Un parmi eux est venu à notre maître le Shaykh, qu’Allāh soit satisfait de lui, il lui a demandé une autorisation [i.e pour la lecture] d’un nombre spécifique de la prière La perle de la perfection (jawharat al-kamāl), et il a également interrogé sur le terme « al-Ḥā’iṭati », se lit-il avec une fatḥah ou une kasrah [i.e avec le son a ou le son i à la fin], le questionneur penchait pour une lecture avec la fatḥah [son a]. Il lui dit, qu’Allāh soit satisfait de lui, : « lis-la comme la lisent les frères » il répondit qu’ils la lisaient avec la kasrah [son i]. Il dit qu’Allāh soit satisfait de lui, alors que les traits de la colère prennent place, : « et moi aussi je la lis avec la kasrah, as-tu un problème avec cette lecture ? C’est ainsi que je l’ai entendu des lèvres du messager d’Allāh, paix et salut sur lui. » Fin de citation.

Je dis : L’homme évoqué dans cette histoire, imaginait que le terme « al-Ḥā’iṭati » comportait une erreur c.-à-d. entre [qu’il pensait qu’il se disait] avec une fatḥah et non une kasrah. C’est-à-dire dans la vocalisation [tachkīl] seulement, et malgré cela, cette question et interrogation a suscité la colère et l’énervement du Shaykh, qu’Allāh soit satisfait de lui, cela dû au manque de convenance, quand bien même ce n’était pas fait de manière volontaire.

Si tel est le résultat pour la modification pour une kasrah ou une fathah, que dire de celui qui a eu l’audace de changer un mot par un autre. Nous demandons protection à Allāh de sa colère et son châtiment.

Sache, ô mon frère, que la prière La perle de la perfection (Jawharat al-kamal) est l’une des trois prières que le Prophète, prière et salut d’Allāh sur lui, à dicté à notre maître le Shaykh Aḥmad al-Tijānī, qu’Allāh soit satisfait de lui. Ce n’est un secret pour personne qu’il est, qu’Allāh prie sur lui et le salut, la meilleure personne qui s’est exprimée dans la langue du Ḍād (la langue arabe), comment pourrait-il avoir une faute lors de sa dictée, comment l’insouciance ou l’erreur peuvent exister dans son noble texte. C’est impossible ô Allāh !

Sache ô mon frère, que ce qui t’est arrivé pour le terme « al-asqam » est ce qui est arrivé au grand érudit Yūssuf al-Nabahānī dans certains de ses écrits, notamment dans son livre « saʿādati al-dārayn fī al-ṣalāh ʿalā sayyid al-kawnayn » lors du traitement de cette prière, il a modifié le terme al-asqam par un autre terme.

Ce qu’a rapporté l’érudit Muhammad al-Ḥajūjī dans un de ses manuscrits est que l’érudit al-Nabahānī a vu à la fin de sa vie le Prophète, paix et salut sur lui, avec un collier composé de perles précieuses, cependant une des composantes de ce collier n’était pas comme les autres, elle était d’un métal autre, classique, comme l’étain ou ce qui lui ressemble.

L’érudit Al-Nabahānī était étonné de la présence cette composante entre les perles, dès lors qu’elle n’avait pas la même forme, n’était pas de la même sorte, ni de la même matière. Il a interrogé le Prophète, paix et salut sur lui, la raison de cela et il lui répondit : « C’est exactement ce que tu as accompli par tes mains », il lui a indiqué dans ce rêve que le collier avec les perles précieuses renvoie aux termes de la Jawharat al-Kamāl, et que la composante qui n’est pas de même nature que la perle renvoyait à la modification qu’il a entreprise sur le terme « Al-asqam ».

L’érudit Muhammad al-Ḥajūjī a dit dans ce même manuscrit : « Et cette vision était la cause par laquelle l’érudit al- Nabahānī s’est rattachée à la voie Tijānī à la fin de sa vie. » Il dit [l’érudit Muhammad Al-Hajuji] : « J’ai pu avoir accès lors de mon voyage dans la région du Levant au manuscrit d’origine de son livre « saʿādati al-dārayn fī al-ṣalāh ʿalā sayyid al-kawnayn », il a écrit en marge de la première page le récit de cette vision et a également remis le mot « al-asqam » à son endroit, et a retiré le mot qu’il avait auparavant mis à sa place. »

En sommes, Ô mon frère bien aimé, ce qui est obligatoire est que tu t’attèles à de bonnes convenances avec la noble présence (ḥadrah). Notre voie est une voie de convenance (adab) et de remerciement, celui qui ne rentre pas par la porte de la convenance est expulsé dans l’immédiat, plus rapidement que la durée d’un clignement d’œil.

En ce basant sur cela, il incombe à notre frère le méritant Mr. Ṣalāḥ, avec qui nous n’avions jamais auparavant entrepris de polémique, de débat ou autre. Mentionnons le fait que nous le respectons, l’estimons largement. Il doit donc s’autocorriger à propos de ce qu’il a dit. Il doit se désolidariser de cet acte audacieux, puisqu’il s’est permis ainsi qu’à ses suiveurs un outrepassement sur cette noble prière, en changeant un de ses termes par un autre. Ceci est une chose écœurante dont personne ne s’était permis depuis la naissance de la voie Tijānī jusqu’aujourd’hui, c’est-à-dire de plus de deux siècles et demi.
Une des personnes à ses côtés a dit que le monsieur susmentionné dont il est propos détient une autorisation pour cet agissement, et qu’il n’a rien fait si ce n’est sur une autorisation claire qu’il lui a été donné.

Je dis à cette personne : Sache, ô mon frère, louange à Allāh et à lui le don, que nous sommes parfaitement éclairés à ce sujet. Nous connaissons avec certitude de ce qui incombe au détenteur de l’ouverture spirituelle, et de ce qu’il ne peut pas faire. C’est-à-dire que nous savons avec précision, la limite frontalière entre ce qui incombe d’être fait et ce qui n’incombe pas d’être fait. Nous, et à Allāh la louange, sommes parmi ses gens la (i.e détentrices de la grande ouverture spirituelle), que cela plaise ou non. Nous ne disons pas cela par vantardise ou fanfaronnade, mais par modestie, rapetissement, humilité, rabaissement envers Allāh le Très-Haut.

Nous n’avons écrit cet article qu’après avoir consulté Allāh le très haut, et après sollicitation, précisément celle des deux présences en même temps, la présence des deux sceaux, celle de notre maître Muḥammad qu’Allāh prie sur lui et le salut, et celle de notre maître Abū al-ʿAbbās al-Tijānī, qu’Allāh l’agréé. Il m’a été montré d’une manière qui ne laisse place à aucun doute que cet acte audacieux est une erreur terrible, contraire aux valeurs de la voie et de son noble corpus et que la personne qui se permet cela sera inévitablement l’objet d’ennuis.

Ensuite, il incombe à cette honorable personne de revenir sur sa décision, et qu’il présente ses excuses à tous les frères Tijānīs de cet acte audacieux. L’affaire est tellement grave ! Attention ! Attention ! Attention ! c’est une grande faute ! Et pas n’importe quelle faute !

Nous demandons à Allāh une bonne issue et la préservation. Qu’Allāh prie et pose son salut sur notre maître Muhammed ainsi que sur les siens.

Muḥammad Errāḍī Guennūn al-Ḥassani al-Idrīssī
A Rabat, le 1 rajab 1442 – 13 février 2021

بسم الله الرحمن الرحيم
الحمد لله، وصلى الله وسلم على سيدنا محمد وآله

د : محمد الراضي كنون الحسني الإدريسي
الرباط بتاريخ فاتح رجب 1442هـ ــ 13 فبراير 2021م

وبعد: اطَّلَعْتُ خلال السنوَاتِ الماضيَةِ على كثيرٍ مِنَ النِّقاشات الساخنةِ التي دارت بَيْنَ الأخِ السيِّدِ صَلَاح [مِنَ الجمهورية العربية المصرية] وبعْضِ مُخَالِفِيهِ مِنَ الأعلامِ والشرفاء وغيرِهِمْ، ولَزِمْتُ منْذُ ذلك المُدَّةِ الحيَادَ التَّامَّ، ولم يَصْدُرْ مني طيلَتَهَا أَيُّ عيْبٍ أو إِذَايَةٍ أو تجَاوُزٍ أو تنقِيصٍ في حَقِّ هذا أَوْ ذاك، وكنْتُ حِينَهَا أسأَلُ اللهَ تعالى أَنْ يُطْفِئَ نارَ الفتنةِ، ويُخْمِدَ لهِيبَهَا، وأَنْ تَهْدَأَ أوْضَاعُ الإخوانِ التجانيين، وتَسُودَ بينَهُمْ المحبَةُ والوئامُ، والتواصلُ والإخاء، وهو الجَوُّ الذي ينبَغِي أَنْ يَعُمَّ بين هؤلاء السادَاتِ الكرامِ.
غيْرَ أَنَّنِي تَفَاجَأْتُ أخيرًا بكلمَةٍ للأخِ السيِّدِ صَلَاح المذكورِ، ذَكَرَ فيها أَنَّ لَفْظَ [الأسقم] إحدى ألفَاظِ صلاة جوهرة الكمالِ، أَنَّهُ بحَثَ في شأْنِهَا، فثَبَتَ لدَيْهِ أَنَّ معْنَاهَا مُنْحَصِرٌ في دَلَالَةِ المَرَضِ ومَا إِلَيْهِ، وقالَ أيضًا: أَنَّ هذه الكلمَةَ جاءَتْ على لسانِ الدَّارِجَةِ المغربية، بمَعْنَى أنها ليْسَتْ لفْظًا عربيًا صمِيمًا، وقال أيضا: بأَنَّ هذَا اللَّفْظَ [الأسقم] كان وَرَاءَ كثِيرٍ مِنَ المشَاكِلِ التي أَثَارَهَا المُنْكِرُونَ، ولا زَالُوا يُثِيرُونَهَا إلى يوْمِنَا هذا، وبالتَّالِي فالواجِبُ الآن كَمَا قال العُدُولُ عَنْ هذا اللفظِ إلى لفْظٍ آخَرَ مناسِبٍ لَهُ، ولَمْ يكْتَفِ بِذلك فِي حَدِّ نفْسِهِ، بَلْ سَمَحَ لأتبَاعِهِ وتلامذَتِهِ بالتَّصَرُّفِ في هذا اللَّفْظِ وتغْيِّيرِهِ.
أقول: سُبْحَانَ الله، ما هذا الَّذِي يَحْصُلُ، صلَاةُ جوهرة الكمال، هِيَ من عِدَادِ الأوراد اللازمةِ في طريقتِنَا التجانية، بمَعْنَى أنه لا يجُوزُ لِأَيِّ شخْصٍ كَبُرَ شَأْنُهُ أَمْ صَغُرَ أَنْ يتَصَرَّفَ فيها بزيادَةٍ أَوْ نقصانٍ، أو تبدِيلٍ أو تحرِيفٍ وغيرِهِ، فالشخْصُ الوحيدُ الذي له هذه الصلَاحِيَةُ هُوَ سيدُنَا رسولُ الله صلى الله عليه وسلم، وهو الَّذِي أَمْلَى هذه الصَّلَاةَ وتَكَرَّمَ بِهَا لفْظًا لفْظًا على سيِّدِنَا الشيخ أبي العباس التجاني رضي الله عنه، يقظَةً لا منامًا، مُشَافَهَةً عيانًا، أَيْ سَمِعَهَا بصيغَتِهَا المعروفَةِ مِنْ فَمِ سَيِّدِ الوجود، والسَّبَبِ في كُلِّ موْجُودٍ، صلى الله عليه وسلم.

وبطبيعَةِ الحَالِ فقَدْ أخَذَهَا عنْهُ رِجَالٌ كبَارٌ، وأئمةٌ وأعلَامٌ، مِمَّنْ عاصَرُوهُ وأخَذُوا عنْهُ وتَتَلْمَذُوا لَهُ، وهُمْ مَنْ هُمْ في العِلْمِ والمعرفةِ والفتْحِ والولايَةِ، ولَمْ يحْصُلْ أَنْ اعْتَرَضَ أَحَدُهُمْ وَلَوْ عَنْ حَرْفٍ واحدٍ مِنْ هذه الصلاةِ وَلَا مِنْ غيرِهَا، لأَنَّهُمْ كانوا يعلَمُونَ عِلْمَ اليَقِينِ أَنَّ مصْدَرَ هذِهِ الأورَادِ عن آخِرِهَا مِنَ الجِهَةِ التي لا يَتَأَتَّى مِنْهَا إِلَّا الصِّدْقُ، وهُوَ عيْنُ الرحمَةِ الربانيَةِ سيِّدُنَا رسول الله صلى الله عليه وسلم.
وقَالَ الأَخُ السيِّدُ صَلَاح: إِنَّ لَفْظَ [الأسقم] لَيْسَ لفْظًا عربيًا، وأَنَّهُ اطَّلَعَ على مجمُوعَةٍ مِنْ معَاجِمِ اللُّغَةِ فلَمْ يَقِفْ على ما يُثْبِتُ له سلَامَةَ هذا اللَّفْظِ.
أقولُ: سُبْحَانَ الله يا أَخِي الفاضل، لَوْ شِئْتَ لَأَتَيْتُكَ مِنْ بَابِ هذِهِ المعَاجِمِ التي ذَكَرْتَهَا بما يَزِيدُ على مائةِ دَلِيلٍ على صِحَّةِ هذا اللفْظِ، فهُوَ مُشْتَقٌّ مِنَ الاستقامَةِ، وقَدْ أَجَادَ العلامةُ الكبيرُ سيدي أحمَدُ الرهوني التِّطْوَانِي [أَحَدِ شُيُوخِ شُيُوخِنَا] في الكتابَةِ فِي هذا الموضوعِ بكِتَابٍ سمَّاهُ: إِظْهَار المَقَامَةِ، بِذِكْرِ مُشْتَقَّاتِ أَفْعَالِ الاستِقَامَةِ، وهُوَ كتَابٌ نَفِيسٌ في بَابِهِ.
عُمُومُا فلفْظُ [الأسقم] لفْظٌ عَرَبِيٌّ قُحٌّ صَحِيحٌ لا شائِبَةَ فِيهِ، وسَأُخَصِّصُ لَكَ عَنْ قرِيبٍ مقالَةً أخرى للتعْرِيفِ بهذا اللفْظِ ودلَالَتِهِ وماهِيَتِهِ، وهَذَا طبْعًا مِنْ جِهَةِ اللغَةِ العربيَّةِ ومشْتَقَّاتِ أفْعَالِهَا، وأَهْلُ مَكَّةَ أَدْرَى بِشِعَابِهَا.
واعْلَمْ يا أَخِي الفاضل أَنَّ الأَدَبَ مطلُوبٌ فِي شَأْنِ أذْكَارِ وأورَادِ الطريقَةِ الأحمديةِ التجانية، فالشَّيْخُ التجانيُ رضي الله عنه بِنَفْسِهِ لَا يَحِقُّ لَهُ أَنْ يُقَدِّمَ أَوْ يُؤَخِّرَ فِيهَا، وقَدْ عَبَّرَ عَنْ ذلك في كثِيرٍ مِنْ مقالَاتِهِ المبارَكَةِ، وبَيَّنَ على أَنَّ هَذِهِ الأورَادَ منَظَّمَةٌ بشَكْلٍ دَقِيقٍ عَلَى يَدِ الصادِقِ المصدُوقِ صلى الله عليه وسلم، ولهَذَا قال العلامةُ سيدي إبراهيم الرياحي في قصيدَتِهِ السِّينِيَّةِ:

وَمَا ظُنُونُكَ بِالوِرْدِ الَّذِي نَظَمَتْ = يَدُ النُّبُوءَةِ هَلْ يُبْنَى بِلَا سَاسِ

وَقَدْ وَقَفْتُ فِي كُنَّاشِ العلامة سيدي حَسَنَ التادلي الرباطي، نَقْلًا عن العلامة القطْبِ سيدي محمد العربي بن السائح رضي الله عنه أنَّهُ قَالَ: جاءَ أحدُهُمْ إلى سيِّدِنَا الشيخِ رضي الله عنه، وطلَبَ مِنْهُ أَنْ يأْذَنَ له فِي عدَدٍ خاصٍّ مِنْ صلاةِ جوهرَةِ الكمال، وسأَلَهُ أيْضًا عن لَفْظِ [الحَائِطَةِ] هَلْ يُقْرَأُ بالكَسْرِ أَمْ بالفتْحِ، وكان هَذَا الشخْصُ يَمِيلُ إلى قراءَتِهَا بالفَتْحِ، فقال له رضي الله عنه: اقْرَأْهُ بِمَا يَقْرَأُهُ بِهِ الإخوَانُ، فقال: هُمْ يَقْرَؤُونَهُ بالكَسْرِ، فقال له رضي الله عنه وقَدْ بَدَتْ ملَامِحُ الغَضَبِ على وجهِهِ: وأَنَا الآخَرُ أقْرَأُهُ بالكَسْرِ، فَهَلْ لك اعْتِرَاضٌ على هذِهِ القرَاءَةِ، هَكَذَا سمِعْتُهُ مِنْ شَفَتَيْ رسولِ الله صلى الله عليه وسلم. إهـ..
قُلْتُ: هذا الشَّخْصُ المذكورُ في هذِهِ الحكايَةِ تَوَهَّمَ الخَطَأَ في لَفْظِ [الحَائِطَةِ] أَيْ ما بَيْنَ كَسْرٍ وفَتْحٍ، يَعْنِي فِي التَّشْكِيلِ لا غَيْر، وَمَعَ ذلك فَقَدْ جلَبَ علَيْهِ هَذَا السؤَالُ، بَلْ الاستِفْهَامُ غَضَبَ سيِّدِنَا الشيْخِ وقَلَقَهُ رضي الله عنه، نظَرًا لِسُوءِ أدَبِهِ وإِنْ كان عَنْ غَيْرِ قَصْدٍ.
فإِذَا كان هَذَا مَا نَتَجَ عَنْ تَغْيِّيرِ لَفْظٍ مِنْ خلالِ نَصْبَةٍ أو كَسْرَةٍ أو فتْحَةٍ فكَيْفَ بمَنْ يَجْرَأُ عَنْ تَغْييرِ لَفْظٍ بلَفْظٍ آخَرَ، نعوذ بالله تعالى مِنْ غضبه وعقابه.
واعْلَمْ يا أخي أَنَّ صلَاةَ جوهرَةِ الكمَالِ هي واحِدَةٌ مِنَ الصلوَاتِ الثلَاثِ التي أمْلَاهَا رسول الله صلى الله عليه وسلم على سيدنا الشيخ أبي العباس التجاني رضي الله عنه، ولَا يَخْفَى على أَحَدٍ أَنَّهُ صلى الله عليه وسلم أفْضَلُ مَنْ نَطَقَ بالضَّادِ، فكَيْفَ يتَسَرَّبُ الخطَأُ إلى إِمْلَائِهِ، أَمْ كَيْفَ تنْفُذُ الغفْلَةُ والهَفْوَةُ إلى نَصِّهِ الشريفِ، حاشَا لله تعالى.
واعلَمْ يا أخي الفاضل أَنَّ ما وَقَعَ لَكَ في لَفْظِ [الأسقم] هُوَ نفْسُهُ ما وَقَعَ للعلامَةِ الكبيرِ سيدي يوسف النَّبْهَانِي في بعْضِ كُتُبِهِ، خصُوصًا منها كتابُ سعادَةِ الدَّارَيْن، في الصلَاةِ على سيِّدِ الكَوْنَيْن، حيْثُ عَدَلَ لَدَى ذِكْرِهِ لهذِهِ الصلاةِ الشريفة عَنْ لفظِ الأسقم إلى لفْظٍ آخَرَ.

والغريبُ في الأَمْرِ ما ذَكَرَهُ العلامةُ سيدي محمد الحجوجي في بعْضِ كَنَانِيشِهِ عن العلامة النَّبْهَانِي المذكور، أَنَّهُ رَأَى في آخِرِ عمُرِهِ النبيَّ صلى الله عليه وسلم وبَيْنَ يدَيْهِ عِقْدٌ مِنَ الجوَاهِرِ النفيسَةِ، غيْرَ أنَّ حَبَّةً واحدَةً مِنْ ذَلِكَ العِقْدِ لم تَكُنْ مِنْ نَفْسِ تلك الجَوَاهِرِ، وإنَّمَا كانَتْ مِنْ معْدِنٍ آخَرَ عَادِي، كالقصْدِيرِ وما شَابَهَهُ، فاستَغْرَبَ العلامةُ النبهاني وُجُودَ تلك الحَبَّةِ بَيْنَ الجَوَاهِرِ، وهِيَ ليْسَتْ مِنْ شكْلِهِ ونوْعِهِ وجنْسِهِ، فسَأَلَ النبيَّ صلى الله عليه وسلم مسْتَفْهِمًا عن سَبَبِ ذَلِكَ، فأَجَابَهُ صلى الله عليه وسلم بقَوْلِهِ: هُوَ بالضَّبْطِ مَا فَعَلَتْهُ يَدَاكَ، وأَشَارَ لَهُ في تلك الرُّؤْيَا على أَنَّ الجوَاهِرَ النفيسَةَ هي ألفَاظُ صلاةِ جوهَرَةِ الكمَالِ، والحَبَّةُ التي لَيْسَتْ مِنْ جِنْسَ الجوَاهِرِ هِيَ الحَبَّةُ التي كَانَ قَدْ عَدَلَ بِهَا عن لفْظِ [الأسقم]
قال العلامةُ سيدي محمدُ الحجوجي في كُنَّاشِهِ المذكورِ: وكانت هَذِهِ الرُّؤْيَا سَبَبًا في تَمَسُّكِ العلامةِ النبهاني في آخِرِ حياتِهِ بالطريقة التجانية، بَلْ قَالَ: وَقَفْتُ بالشَّامِ أثناءَ زيارَتِي هُنَاكَ على النسخَةِ الأصليةِ لكتَابِهِ سعادَةِ الدَّارَيْنِ، في الصلاةِ على سيِّدِ الكونين، وقَدْ كتَبَ على هامِشِ غلَافِهِ نَصَّ هذِهِ الرُّؤْيَا، كَمَا أَعَادَ لفْظَ [الأسقم] إلى مَكَانِهِ، وحَذَفَ ما كَانَ كَتَبَهُ بَدَلًا لَهُ.
عمومًا يَا أخي العزيز فالوَاجِبُ هُوَ التزَامُ الأدَبِ مَعَ الحضرَةِ الشريفَةِ، وطرِيقَتُنَا طريقَةُ أدَبٍ وشُكْرٍ، فمَنْ لَمْ يدْخُلْ مِنْ بابِ الأَدَبِ طُرِدَ على الفَوْرِ، فِي أَقَلِّ مِنْ طرْفَةِ عيْنٍ.
وبِنَاءً علَيْهِ فَعَلَى الأَخِ الفاضِلِ السيِّدِ صَلَاح الذي لم يَسْبِقْ لَنَا يَوْمًا أَنْ دَخَلْنَا معَهُ في جِدَالٍ أو نِقَاشٍ أو غيْرِهِ، نَحْتَرِمُهُ ونُقَدِّرُهُ مِنْ بعِيدٍ، عَلَيْهِ أَنْ يُرَاجِعَ نفْسَهُ فِيمَا قَالَهُ، ويَتَبَرَّأَ مِنْ هذا الإجْرَاءِ الذي أَقْدَمَ عليْهِ، حَيْثُ سَمَحَ لنَفْسِهِ ولِأَتْبَاعِهِ بِالتَّجَرُّئِ عَلَى هذهِ الصلاةِ الكريمة، وتبْدِيلِ أَحَدِ ألفاظِهَا بلَفْظٍ آخَرَ، فهَذَا شَيْءٌ مُشِينٌ لَمْ يقْدِمْ علَيْهِ أَحَدٌ منْذُ فجْرِ عهْدِ الطريقَةِ إلى يوْمِنَا هَذَا، أَيْ مُنْذُ ما يَزِيدُ على قَرْنَيْنِ ونِصْفِ قَرْنٍ.
وقَدْ يقُولُ القائِلُ مِنْ جِهَتِكُمْ أَنَّ للسَّيِّدِ المذْكُورِ الإذْنُ في هذا التَّصَرُّفِ، وأَنَّهُ ما فَعَلَ شيْئًا إِلَّا بإِذْنٍ صريحٍ لَهُ فِيهِ.
أقولُ لهَذَا الشَّخْصِ: اعلَمْ يا أخي أَنَّنَا ولِلَّهِ الحمْدُ ولَهُ المِنَّةُ على بيِّنَةٍ تامةٍ مِنْ هذا الموضُوعِ، ونَعْرِفُ يقينًا ما يَنْبَغِي للمَفْتُوحِ علَيْهِ فِعْلُهُ ومَا لا يَحِقُّ له أَنْ يَفْعَلَهُ، أَيْ نَعْرِفُ بالتَّدْقِيقِ الحَدَّ الفاصلَ بَيْنَ ما ينْبَغِي ومَا لا ينْبَغِي، ونَحْنُ وللَّهِ الحمْدُ من أَهْلِ هذا الشَّأْنِ أَحَبَّ مَنْ أَحَبَّ وَكَرِهَ مَنْ كَرِهَ، ولَا نَقُولُ هذا افتِخَارًا وتَبَجُّحًا، بَلْ تواضعًا وانكسارًا وخضوعًا وانقيادًا وتذَلُّلًا لله تعالى.
ولَمْ أكْتُبْ هذه المقالَةَ حتى استَخَرْتُ اللهَ تعالى، وشَاوَرْتُ على وَجْهِ التحْدِيدِ الحَضْرَتَيْنِ مَعًا، حَضْرَة الخَتْمَيْنِ الكريمين، سيدنا محمد صلى الله عليه وسلم، وسيدنا الشيخ أبي العباس التجاني رضي الله عنه، فتَبَيَّنَ لي بِمَا لا مجَالَ فيهِ لِلشَّكِّ أَنَّ هذا الإِجْرَاءَ خَطَأٌ فَادِحٌ، ومُخَالِفٌ لمَبْدَأِ الطريقَةِ ونَصِّهَا الشريفِ، وسَيَجُرُّ لا مَحَالَةَ كثيرًا مِنَ المتَاعِبِ على مَنْ أَقْدَمَ عليْهِ.
وبِالتَّالِي فعَلَى هَذَا الشَّخْصِ الفاضل أَنْ يتَرَاجَعَ عن قَرَارِهِ المذكورِ، ويعْتَذِرَ للإخْوَانِ التجانيين كافةً وعَلَى وَجْهِ السرْعَةِ على هذا الإِجْرَاءِ الذي اقْتَرَفَهُ، فالأَمْرُ خطِيرٌ للغَايَةِ، فحَذَارِ حَذَارِ حَذَارِ، إِنَّهَا مزْلَقَةٌ وأَيُّ مزْلَقَةٍ، نسْأَلُ الله تعالى السلامة والعافية، وصلى الله وسلم على سيدنا محمد وآله

ÔDE POETIQUE SUR LE GRAND MAÎTRE LE SHEIKH CHEIKH SEYIDIL HADJI MALICK SY « L’OR DÉCANTÉ » (Par Amadou Lamine Sall)

Ce Magnifique poème a été composé par l’un des meilleure poètes Africains en l’occurrence Amadou Lamine Sall. Né le 26 Mars 1951 à Kaolack (Sénégal), est l’un des poètes majeurs de l’Afrique francophone contemporaine. Leopold Senghor a dit de lui qu’il était le poète le plus doué de sa génération. Il est récipiendaire de l’édition 2018 du Prix Tchicaya U Tam’si pour la poésie Africaine.

Lauréat en 1991 du Prix du rayonnement de la langue et de la littérature françaises décerné par l’Academie Française, il est l’auteur de nombreuses anthologies de poésie qui ont été traduites en plusieurs langues. En octobre 2008 il a écrit plusieurs poèmes sur Arthur Rimbaud alors qu’il était en résidence au sein de la Maison Rimbaud à Charleville-Mézières, grande capitale mondiale pour les poètes. Amadou Lamine Sall écrit toujours ses poèmes en vers libres, avec très peu de ponctuation.

La poésie d’Amadou Lamine Sall figure au programme de nombreuses universités dans le monde. Son écriture fait également l’objet de plusieurs thèses de doctorat.
Aujourd’hui il utilise son talent de poète pour chanter le Grand Maître le Sheikh Seydi Hadji Malick Sy; que la Bénédiction du Grand Maître l’accompagne Partout !

Ode Sur le Grand Maître le Sheikh Seydil Hadji Malick Sy :

Il est beau il est beau si beau si beau comme il est beau le Grand Maître Maodo Malick Sy !

Cette lumière qui l’irradie vient d’un soleil qui n’est point le nôtre !

Ces rayons diaphanes qui dessinent son front viennent du Grand Est !

Là où Dieu mit au monde un prophète grand et irradiant du nom diaphane de Muhammad !

Le Grand Maître Maodo Malick n’est pas qui veut ; qui veut n’est pas Maodo Malick !

Cet astre vient d’un ciel unique d’un astre unique !

Sa lueur n’est pas de notre terre mais d’une autre terre qu’Allah Seul chuchote !

Et la Tidjaniya s’est levée et ce chant n’est pas prêt de se taire !

Il vient de contrées lointaines où des oasis de lait parfumé coulent !

Il vient de pèlerins lointains aux turbans de soie sonore aux chapelets de feu !

Et le Grand Maître Maodo Malick est arrivé et Tivaoune s’est muée en oasis de foi où la loi de l’amour et de la droiture ont forgé les cœurs !

Le Grand Maître Maodo Malick n’est pas un chant il est le cœur du chant le bras du chant le temps du chant il est le chant avant le chant
il est la voie avant la voix !

Il est ce chemin premier qui posa la pierre première !

Le maçon venu sans briques et qui de ses mains a fait des briques plus solides que le ciment !

Et la cité miraculeuse grandit !

Et la cité miraculeuse monta !

Et la cité miraculeuse s’habilla de blanc !

Telle est Tivaoune la maison grandiose de Maodo Malick !

Telle est Tivaoune le cœur insoumis du Grand Maître Maodo Malick !

Telle s’est accomplie sa prière matinale !

Telle s’est accomplie sa prière du soir !

Telle s’est accomplie sa prière de l’aube !

Tel son chapelet a figé le temps dans l’amour de Muhammad !

Et ses descendants lumineux ont foré bien des puits d’eau douce d’eau sucrée !

Leurs paroles ont forgé des cœurs dans l’Islam soumis des passions !

Et l’épée s’est figée dans le fourreau comme le cœur dans l’abandon de Dieu !

Le Grand Maitre Maodo est grand !

Le Grand Maître Maodo est vaste !

Le Grand Maître Maodo est une banque sans guichets !

Servez-vous avec le code de son cœur et il saura vous donner l’équivalent en or !

Enfant j’ai grandi sous ton nom !

Enfant la Tidjaniya berçait mon sommeil sous le regard d’une mère plus belle que mille soleils !

Et mon père était un noble qui avait fait du chemin de Maodo Malick son grenier de mil toujours faste !

Ses enfants portaient les noms des fils et petits fils de Maodo !

Aux héritiers du premier tronc jusqu’aux héritiers des branches !

Le temps avait tissé des lauriers de lumière Ô Maître Serigne Babacar Sy le rempli le vertueux Ô Maître Mame Abdou Aziz Sy Dabakh le sauvé le reposant le généreux !

Ô Maître Serigne Mouhamadoul Mansour Sy le veilleur des tablettes !

Ô toi Maître Cheikh Ahmed Tidiane SY Al Makhtoum l’étoilé l’extase de l’esprit !

Ô Maître Serigne Abdoul Aziz Sy al-Amin le serviteur le réparateur le tisserand !

Ô Maître Serigne Babacar Sy Mansour le roc cette « pierre qui n’est pas de celle des termitières »
Ô Grand Maître Maodo Malick !

Que sur tes descendants et sur tes fidèles descende une lune de laine !

Puisse le feu de Maodo Malick éclairer nos cases la nuit des nuits les plus sombres puisse son nom tracer nos chemins vers Allah !

Puisse son front si lumineux être notre torche dans l’obscurité !

Puisse son visage si reposant et si désaltérant être notre refuge quand !

Nos cœurs battent vite et que nos angoisses troublent nos prières !

Le monde est devenu sans nom et l’homme plus cruel que les bêtes !

L’homme prie et Dieu ne répond pas et l’homme sait pourquoi Il ne peut pas répondre !

Le mal est devenu roi la haine est devenue reine l’argent croit pouvoir défier Dieu !

Le fils n’est plus le fils mais le brigand
le père n’est plus le père mais le fossoyeur !

La mère n’est plus la mère mais la terrifiante rentière !

Dieu s’est voilé et Muhammad a fui ses maisons de l’enfer et du sang !

Mais le Grand Maître Maodo Malick reste sur les chemins épineux et son chant désherbe ronces et débris !

Car telle est la voie des envoyés à qui Muhammad a donné à tenir un bout de son bâton !

Et Maodo Malick est bien un envoyé !

Son nom lave de toute souillure !

Son nom ouvre les routes fermées !

Son nom conduit à la table des victuailles !

Son nom apaise !

Son nom fortifie !

Son nom est un lit !

Son nom est un drap !

Son message le plus moelleux des oreillers
car tel Dieu l’a voulu !

Tel Muhammad l’y a invité car Maodo est l’ami du meilleur des envoyés !

Muhammad si grand Muhammad si beau !

Muhammad le rempart des remparts !

Merci à toi Maodo Malick !

Merci pour le soleil des jours et la splendeur des champs d’arachides !

Merci pour les fruits merci pour les branches gorgées de sève merci pour le tronc nourricier !

Merci Maodo pour les chants du coq merci pour les graines merci pour les oiseaux !

Merci pour le sein chaud de nos mères le regard digne de nos pères !

Merci pour nos mains que tu sais rendre propres pour partager tous les repas !

Merci pour nos cœurs bandés vers Le Tout Puissant !

Soumis à Muhammad le meilleur d’entre nous !

Merci pour nos regards qui enjambent les ponts pour aimer nos prochains !

Merci pour le respect du voisin !

Merci pour l’aumône qui n’est souvent qu’un souhait quand nous ne possédons rien pour donner et que notre cœur donne !

Merci pour les ablutions rafraichissantes !

Merci pour les prières reposantes !

Merci pour les nattes de pierre devenues natte de velours sous nos genoux car la foi anesthésie tout sous la parole de Dieu !

Les sourates sont des puits de confiture !

Les appels du muezzin invitent sur des routes de fleurs et de parfums invincibles merci de « l’écorce vers le noyau » !

Ô Grand Maître Maodo Malick Sy gloire à toi !

On te nomme dans les livres des hommes
Cheikh al-Saïdi al-Hadji Malick ibn Othman ibn Demba ibn Camseddine !

1855 fut l’année de la première lumière qui ouvrit tes yeux !

Et tu rejoignis plus tard une autre lumière plus belle auprès de Dieu en 1922 !

Soixante six ans fut ton règne sur terre
et ce règne perdure et perdurera jusqu’à la fin des temps !

De l’école malikite à l’école ash’arite tu bêchas le champ de la confrérie soufie Tidjane !

Tu le bêchas tant et tant que les greniers en sont pleins pour les siècles à venir !

Les noms de tes géniteurs sonnent comme le plus beau des chants de muezzin à cinq heures !

Sidy Ousmane Sy est ton père – que la plus fraîche des sources le désaltère – !

Fatoumata Wade Wele est ta mère – que les plus juteuses dattes du Paradis soient son repas – !

Et la cité éblouie de Gaaya a vu Muhammad y descendre et embrasser l’enfant prodigue !

Les livres racontent que ton père vient du Boundou !

Le Boundou si faste en prophéties !

Ô Grand Maître Maodo Malick !

Rien de la jurisprudence à la théologie
des mathématiques à l’astronomie de la prosodie à la poésie ne t’étaient inconnues !

De la Mauritanie à Saint-Louis Louga Pire Sagatta Saldé Podor !

Tu couronnas Tivaoune la cité que Mor Massamba Diéry Dieng souffla à ton oreille et que tu as bâtie !

Ô l’ami de Muhammad !

Toi aussi tu es « Assadullah » le lion d’Allah !

Toi qui as fait de la Tijaniya les portes d’or de la culture et de l’éducation !

Car c’est bien l’éducation qui précède l’enseignement !

Qui ne lave pas son bol avant d’y poser sa nourriture n’a pas été éduqué !

La Mecque t’ouvrit ses portes en 1888 l’année des trois 8 !

Tu avais 33 ans l’âge des deux 3 !

Tu as prolongé bien loin les champs de récolte de Ahmed Tijani !

Nous avons lu dans le jour dans la nuit sous le soleil sous la pluie sous les miettes des bougies ton « Qilâsu Zahab « l’or décanté » !

Et nous avons eu l’esprit plus décanté que le safir !

Les daaras fleurissent et sur les tablettes poussent des dattes !

L’islam en est l’arrosoir et tu as tenu l’arrosoir et tes enfants ont fortifié l’arrosoir !

Le Maouloud est ton œuvre !

Et tu as fait du 12 Rabi Al Awal un jour de gloire et de bénédiction !

Pour le Sceau des Messagers !

Et Muhammad le sait et il le témoigne et le chante à Son Maître Dieu !

Les Tidjanes ont retaillé la plume des fins lettrés et leur encre enfle le papyrus !

Ils ont lu tous les livres visité tout l’Est et quand ils chantent ils terrifient le Diable !

Leurs chants de célébration sont une fête pour le cœur et le cœur pleure et les djinns pleurent !

Muhammad le sait et des nuits et des nuits il vient habiter Tivaoune et Tivaoune se peuple !

Muhammad aime Tivaoune il est dans les rues de Tivaoune et Dieu vient souvent marcher à ses côtés sur le chemin des mausolées !

Muhammad aimele Grand Maître Maodo Malick et qui Muhammad aime Dieu l’aime !

Quel plus noble lieutenant que celui qui s’est abandonné au prophète !

Et donné tous ses biens au Levant pour Le seul Nom d’Allah ; gloire à toi Grand Maître Maodo Malick !

Paix et repos à tes compagnons Mama Mor Khoudia Sy qui pria sur ton linceul !

Et ton porteur d’eau Ngouda Mboup qui veillait sur tes ablutions !

Ô Grand Maître Maodo Malick le beau le si beau !

Nous répétons ici la récitation proclamée pour entrevoir l’œil du Messager « Mawlaya sali wa salim dayiman abada alal ibibika xayri xalxi kuliximu » !

Si tu y ajoutais ta bénédiction
Muhammad viendrait à nous comme il est venu à toi !

Puisse t-il nous visiter dans nos sommeils et dans nos rêves !

Et puisse t-il venir à nous avec toi main dans la main !

Par Alphahim Mayoro
(Source: Ecrivain, Poète Amadou Lamine Sall)

Gamou 2020 : Discours du khalif général des Tidianes Serigne Babacar SY Mansour

Cette année, le discours du khalif général des Tidianes Serigne Babacar SY Mansour nous exhorte à un retour aux fondements et enseignements de l’islam face aux attaques que celle-ci subit .
Les maux du pays sont également mentionnés tels que l’homosexualité, l’émigration clandestine de nos jeunes, les mauvais comportements, etc.
Vous trouverez l’intégralité du discours en français et en arabe.

En Français
En Arabe

El Hadj Oumar Tall : Père de l’Islam en Afrique Occidentale

L’Afrique est un continent riche en personnages emblématiques qui ont marqué son histoire et l’histoire du monde. Cependant peu ont eu un impact comparable à celui de Cheikh Omar Foutiyou Tall sinon aucun, en Afrique Subsaharienne en tout cas. Né à Halwar dans le Fouta Toro au Sénégal entre 1794 et 1797, El Hadj Omar était un souverain, chef de guerre, érudit musulman et soufi de le tariqa Tidjaniya. Issu d’une famille très pieuse dont la lignée remonte à un des compagnons du prophète, Oqba Ibn Amir, il est né à Halwar près de Podor. Son père, Saidou Ibn Ousmane Tall était un érudit de la classe des nobles qui avait pour habitude de réciter le coran dans son intégralité tout en travaillant son champ et aimait beaucoup son quatrième fils. Sa mère Sokhna Adama Aïssé Thiam était une femme vertueuse reconnue pour sa piété et ses qualités de femme remarquable, qui eût en tout dix enfants sans pour autant ne jamais se délaisser de ses actes d’adoration pendant ses grossesses. 

En effet durant ces périodes elle n’éprouvait pas les douleurs et autres difficultés que rencontraient normalement les autres femmes. C’est donc dans cet environnement de piété, de pureté et de dévotion que naquit El Hadj Omar. Sa naissance et son enfance furent marqués d’événements plus miraculeux les uns que les autres qui firent témoignage de son exceptionnalisme. Comme lorsqu’il refusait de téter le sein pendant le mois de ramadan ou lorsque son frère le surprît entrain de marcher sur l’eau alors qu’il était à sa poursuite. Après plusieurs années d’apprentissage, il entreprît plusieurs voyages afin d’approfondir et de parfaire ses connaissances et rencontra ainsi de grands hommes de science et soufis islamiques qu’il marqua par son intelligence et son savoir. On peut citer parmi eux Sidi Abdelkarim ibn Ahmed Naqil qui l’initia à la tariqa Tidjaniya ou encore Sidi Mohamed El Ghali qui lui donna le titre de Calife.

Outre ses connaissances et son travail effectué pour la tariqa Tidjaniya, El Hadj Omar est aussi célèbre pour avoir mené une guerre sainte afin de propager l’islam dans l’Afrique Subsaharienne notamment au Niger, au Mali et au Sénégal. Guerre dont il eût l’autorisation de la part de son Seigneur après avoir vaincu un roi païen désireux de l’humilier lui ainsi que son village. Il est également celui qui prédît la venue des plus grandes figures d’Afrique parmi lesquels Cheikh Ahmadou Bamba, Seydina Limamou Laye et El Hadj Malick Sy qu’il choisît comme calife et successeur avant même sa naissance.

Cheikh Omar Foutiyou Tall est donc un homme complexe aux multiples facettes dont les parts d’ombre et de mystère autour de sa vie et de sa station spirituelle sont beaucoup plus important que ce que nous connaissons. Il disparût mystérieusement durant une bataille à la falaise de Bandiagara ne laissant derrière lui aucune trace physique malgré plusieurs fouilles et recherches méticuleuses.

Source : Keurou Diiné yi