L’art de l’éloge prophétique : Al-Busîrî et Cheikh El Hadji Malick Sy, deux styles pour un même amour

L'art de l'éloge prophétique : Al-Busîrî et Cheikh El Hadji Malick SY, deux styles pour un même amour

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Par Dr. Bakary Sambe

Durant la troisième nuit de récital d’Al-Burdah à Tivaouane tel qu’institué par Cheikh El Hadji Malick Sy en vue de la célébration du Mawlid, c’est le chapitre consacré à l’Éloge du Prophète qui est à l’honneur. Le Madîh, est le cœur battant de la poésie soufie. Dans cette tradition spirituelle, le madih, l’éloge poétique du Prophète Muhammad, n’est pas un simple exercice de style ou une convention littéraire parmi d’autres. Il constitue un acte spirituel à part entière : chanter les vertus du Messager universel, c’est se rapprocher de lui, c’est espérer son intercession, c’est enfin faire l’expérience d’un amour (‘ishq) qui structure toute la vie intérieure de l’aspirant soufi.

De la Burdah d’Al-Busîrî, composée en Égypte au XIIIe siècle, à la Nûniyya (Rayy al-Zam’ân) de Cheikh El Hadji Malick Sy, rédigée six siècles plus tard à des milliers de kilomètres, dans le Sénégal de la confrérie Tijaniyya, un même souffle traverse les continents et les époques : celui d’une poésie qui ne cherche pas à décrire un homme, mais à faire entrevoir une lumière.

Ces deux œuvres majeures de la littérature panégyrique consacrées au Prophète méritent d’être lues ensemble, non pour être opposées, mais pour révéler, par leurs résonances et leurs singularités, ce que signifie « faire l’éloge » du Prophète dans l’imaginaire soufi.

Al-Busîrî et le chapitre des vertus prophétiques

Le troisième chapitre de la Burdah que la tradition intitule souvent Fî madh al-Nabî (« Dans l’éloge du Prophète »), déploie une rhétorique qu’on pourrait qualifier de démesure maîtrisée. Al-Busîrî y construit son panégyrique autour d’un paradoxe fondateur : comment dire l’indicible grandeur d’un homme sans jamais transgresser sa condition de créature ? Le poète répond par une succession de mouvements bien identifiables.

Il commence par l’ascèse du Prophète en évoquant ses nuits de prière jusqu’à l’enflure des pieds de même que la pierre nouée sur son ventre pour tromper la faim avant de faire surgir, par contraste, l’image des montagnes d’or qui s’offrent à lui et qu’il refuse : « les montagnes altières d’or le sollicitèrent (…) mais il leur montra la plus haute des grandeurs ». Cette scène est un procédé rhétorique classique du Madîh : l’éloge naît moins de l’accumulation de qualificatifs que de la mise en scène d’un choix impossible, résolu par la grandeur d’âme.

Vient ensuite l’affirmation de la préséance absolue du Prophète parmi les envoyés : « maître des deux mondes », « il surpassa les prophètes en forme et en caractère ». Mais Al-Busîrî prend soin, presque immédiatement, de border cette exaltation par une clause de prudence théologique qui est l’un des sommets du texte : « Dis à son [Muhammad] éloge ce que tu veux, mais avec sagesse ». C’est là toute la tension du madih classique à savoir comment dire l’immensité du mérite prophétique sans jamais verser dans la divinisation, garder l’éloge dans les limites strictes du tawhîd.

Le chapitre culmine dans une série de comparaisons cosmiques : le Prophète est un soleil dont les autres prophètes ne sont que les planètes réfléchissant sa lumière ; vu de loin il paraît petit à l’œil humain, comme le soleil, mais de près il éblouit et dépasse l’entendement. Cette image solaire, reprise inlassablement dans toute la littérature madihienne postérieure, résume la méthode d’Al-Busîrî : suggérer plutôt que définir, car « l’esprit humain s’épuise à comprendre son sens ». L’éloge se referme enfin sur les évocations sensorielles comme l’évocation du parfum, du sourire, de la poussière qui recouvre ses ossements, ramenant, ainsi, la grandeur cosmique à une intimité presque charnelle, celle du corps aimé et vénéré.

Cheikh El Hadji Malick Sy et le Rayy al-Zam’ân : l’éloge inscrit dans le récit de la naissance

Il est vrai que le Khilâçu Zahab, œuvre majeure de la Sîra prophétique partage le même mètre poétique « Basît » et la même rime en « m » d’où l’appellation de « Mîmiya ». Mais, dans la comparaison avec Al-Busîrî, sur cette partie consacrée au Madîh, nous avons fait le choix de nous appuyer sur un autre poème. La Nûniyya de Cheikh El Hadji Malick Sy (1855-1922), fondateur de la zawiya de Tivaouane et grande figure de la Tijaniyya en Afrique de l’Ouest, s’inscrit dans un genre voisin mais distinct : celui du mawlid, le récit poétique de la naissance du Prophète, dont le titre complet – Rayy al-Zam’ân fî Mawlid Sayyid Banî ‘Adnân (« Étancher la soif dans le récit de la naissance du Maître des fils de ‘Adnân ») – indique explicitement le projet. Comme la Mîmiyya Khilâçu ez-Zahab qu’il composa également, cette œuvre appartient à ce que les spécialistes reconnaissent comme l’un des chefs-d’œuvre majeurs de la littérature panégyrique (madîh) sénégalaise consacrée au Prophète.

Le texte, tel qu’il se présente, révèle d’emblée une dimension propre à l’œuvre de Maodo que la Burdah, plus resserrée sur l’éloge pur, ne développe pas au même degré : le souci philologique. L’ouvrage est, en effet, accompagné d’un important appareil de commentaire lexical (hall al-alfâz), qui explicite terme à terme le vocabulaire rare, les figures de style et les allusions grammaticales du poème. Cette architecture sous forme de poème et de glose savante entrelacés, témoigne d’une conception de l’éloge prophétique qui n’est pas seulement affective mais aussi éducative : chanter le Prophète, chez Malick Sy, c’est aussi transmettre la langue arabe classique dans toute sa beauté, la rhétorique et la science religieuse à une communauté ouest-africaine pour qui l’arabe n’est pas la langue maternelle. Le madîh devient, ainsi, chez Cheikh El Hadji Malick Sy, un vecteur pédagogique autant que dévotionnel.

Le Madîh chez Maodo : un vecteur dévotionnel au-delà du pédagogique

Sur le plan thématique, le choix même du genre mawlid en retraçant la naissance et les prodiges qui l’accompagnent, inscrit l’éloge dans une temporalité narrative : Maodo ne se contente pas de proclamer les vertus intemporelles du Prophète comme le fait Al-Busîrî, il les ancre dans le récit d’un événement fondateur, celui de sa venue au monde, moment où, selon la tradition largement reprise dans ce type de littérature, la nature elle-même se met à célébrer l’Élu. C’est très exactement ce que confirme un autre poème de Malick Sy, cité par la tradition tivaouanaise, dont l’exorde proclame l’intention de « chanter les éloges de l’Élu » (narûmu sanâ al-Mustafâ) verbe qui inscrit d’emblée le madîh dans le registre du chant collectif, du dhikr communautaire, plutôt que dans celui de la seule composition savante.

Un fait biographique éclaire enfin la juste mesure dans laquelle Malick Sy plaçait sa propre œuvre : bien qu’auteur de plusieurs odes prophétiques majeures, c’est la Burdah d’Al-Busîrî, poète d’une autre confrérie, la Shâdhuliyya, mort six siècles plus tôt, qu’il choisit d’ériger en pièce maîtresse des veillées du Gamou de Tivaouane. Ce choix, loin d’être anodin, relève d’un geste d’humilité caractéristique de l’éthique soufie : plutôt que de mettre en avant sa propre voix, le maître de Tivaouane a préféré inscrire sa communauté dans une chaîne littéraire et spirituelle trans-confrérique, universelle, dont la Burdah demeure l’un des sommets incontestés depuis le Caire mamelouk jusqu’au Bilâd Shinguit.

Deux esthétiques, une même finalité

La comparaison des deux textes met en lumière des tempéraments littéraires différents, mais convergents dans leur intention profonde et leur finalité.

La rhétorique de l’excès contenu

Chez Al-Busîrî, l’éloge procède par hyperboles savamment tempérées : chaque affirmation de grandeur est immédiatement rappelée à la mesure de l’humanité du Prophète, « l’étendue de notre science est qu’il est un mortel, et qu’il est la meilleure des créatures d’Allah ». Chez El Hadji Malick Sy, cette même prudence théologique se manifeste différemment : par le choix du récit narratif (le mawlid) plutôt que par l’accumulation d’épithètes, et par le travail philologique qui, en explicitant le sens exact de chaque mot, empêche toute dérive interprétative de l’éloge vers l’excès dogmatique ou certaines « shatahât » chez d’autres soufis.

L’image et le savoir.

La Burdah d’Al-Busîrî, privilégie la métaphore cosmique et sensorielle comme l’évocation du soleil, de la mer, de la perle, du parfum, pour suggérer une grandeur qui échappe au langage discursif. Le Rayy al-Zam’ân de Cheikh El Hadji Malick Sy, sans renoncer à cette veine poétique commune, l’articule à une visée didactique explicite : le lecteur-auditeur n’est pas seulement invité à ressentir l’amour du Prophète, il est aussi formé, par la glose qui accompagne chaque vers, à la langue et à la science qui permettent de comprendre cet amour en profondeur.

Le lien communautaire

Dans les deux cas, le poème n’est pas destiné à une lecture solitaire mais à la récitation collective empreintes de spiritualité comme lors des veillées du Mawlid, au Caire, à Fès, à Kairouan, comme à Tivaouane. Le madîh y fonctionne comme un rite social autant que littéraire : il rassemble, il enseigne, il unit une communauté de cœurs (le tarab du chant sacré) autour d’une même figure aimée.

De la place du madih dans la poésie soufie

Ce que révèlent, conjointement, la Burdah d’Al-Busîrî et la Nûniyya de Cheikh El Hadji Malick Sy, c’est que le madih occupe, dans la spiritualité soufie, une fonction qui dépasse largement l’esthétique littéraire. Il est d’abord un exercice théologique de haute exigence : dire l’immensité sans jamais franchir, contrairement aux allégations anti-soufies, la ligne de l’associationnisme (shirk), maintenir l’équilibre entre la vénération et le monothéisme strict ; un équilibre que les deux poètes négocient chacun à leur manière, l’un par la clause de prudence explicite, l’autre par le savoir philologique qui encadre l’élan lyrique.

Il est ensuite un chemin initiatique : comme le souligne la tradition tivaouanaise elle-même, l’amour du Prophète n’y est « ni un simple élan de piété ni un thème poétique parmi d’autres », mais le fondement même de l’expérience spirituelle ; une voie intérieure où se forme le croyant. Réciter, mémoriser, chanter ces vers, c’est être disposé à recevoir l’intercession espérée et à intérioriser un modèle éthique.

L’éloge du Prophète est, enfin, un acte de transmission culturelle et communautaire : que ce soit dans l’Égypte mamelouke ou dans le Sénégal colonial et post-colonial, le madîh structure les veillées, rythme le calendrier religieux, et noue ensemble plusieurs générations de fidèles autour d’un patrimoine partagé. Ce riche patrimoine que Cheikh El Hadji Malick Sy a lui-même choisi de faire dialoguer avec celui d’Al-Busîrî, prouvant par ce geste que l’éloge du Prophète, plus qu’un genre littéraire clos, est une chaîne vivante et d’amour sans frontières de l’Élu, Al-Mustafâ, en arabe.

Entre les vers d’Al-Busîrî tremblant de fièvre, plongeant dans l’intensité de l’amour prophétique en Égypte et ceux de Cheikh El Hadji Malick Sy composés dans le Sénégal tijâni, six siècles et des milliers de kilomètres séparent les deux hommes, mais un même geste les réunit : celui de mettre le langage humain, avec toute sa splendeur mais aussi toutes ses limites, au service d’un amour qui le dépasse. Le madîh, l’Éloge du Prophète, dans les deux cas, n’est pas la simple description d’un homme mais l’expression d’une relation. Relation d’admiration, d’affiliation spirituelle et d’espérance qui continue, aujourd’hui encore, à vibrer dans les veillées du Gamou de Tivaouane où, par un geste d’humilité qui est lui-même une forme d’éloge, Maodo a choisi de faire résonner la voix de son devancier égyptien plutôt que la sienne propre tout en étant jamais aussi audible même chez des générations qui ne l’ont jamais vu mais qu’il continue d’inspirer

Dr. Bakary Sambe, Centre d’étude des religions, Université Gaston Berger (Saint-Louis)

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BURD 2026 – En route vers les 10 nuits de lumière

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La Dahira SOP NABY France a le plaisir de vous convier aux nuits de BURD dès le vendredi 14 août. Cette année, les dix nuits se tiendront à Paris à l’adresse suivante :
11 Rue Maximilien Robespierre
93130 NOISY-LE-SEC

Al Burdatul Mubâraka : L’ŒUVRE D’UNE VIE DE L’IMAM AL-BÛSÎRÎ

L’Imam Al-Bûsîrî, de son nom complet Charaf ad-Dîn Muhammad ibn Sa’îd ibn Hammâd ibn Muhsin As-Sanhâjî Al-Bûsîrî, naquit en l’an 608 de l’Hégire (1211-1212), dans les environs de Dilas ou de Busayr, au sein de la tribu berbère des Sanhâja.

Élevé dans la foi et l’amour d’Allah, il mémorisa très jeune le Noble Coran. Il étudia également la Sunnah, la grammaire arabe et les sciences de la langue jusqu’à devenir l’un des plus grands poètes de son époque.

Parmi ses nombreuses œuvres, la plus célèbre demeure la Qasîdat « Al-Kawâkib ad-Durriyya fî Madhi Khayr al-Bariyya », littéralement « Les Astres resplendissants en l’éloge de la Meilleure des Créatures », plus connue sous le nom de Qasîdat Al-Burdah (« Le Poème du Manteau » ou « Le Poème de la Guérison »).

Dans sa jeunesse, l’Imam composait des poèmes à la gloire des rois et des dignitaires. Avec l’âge, une profonde introspection le conduisit à réaliser que les honneurs et les richesses ne constituaient pas la véritable finalité de l’existence. Pris d’un profond repentir, il décida désormais de consacrer sa plume à la louange d’Allah et de Son Messager ﷺ afin de nourrir son âme et purifier son cœur.

Animé par cette sincère contrition, il entreprit de composer une ode en l’honneur du Bien-Aimé d’Allah ﷺ. Il rédigera également la célèbre Hamziyya, retraçant la noble biographie du Prophète Muhammad ﷺ.

Il mit ainsi en pratique la Parole d’Allah :

أَلَمْ يَأْنِ لِلَّذِينَ ءَامَنُوٓا أَن تَخْشَعَ قُلُوبُهُمْ لِذِكْرِ ٱللَّهِ وَمَا نَزَلَ مِنَ ٱلْحَقِّ
وَلَا يَكُونُوا۟ كَٱلَّذِينَ أُوتُوا۟ ٱلْكِتَـٰبَ مِن قَبْلُ فَطَالَ عَلَيْهِمُ ٱلْأَمَدُ فَقَسَتْ قُلُوبُهُمْ
وَكَثِيرٌ مِّنْهُمْ فَـٰسِقُونَ
« Le moment n’est-il pas venu pour ceux qui ont cru que leurs cœurs s’humilient
à l’évocation d’Allah et devant la vérité qui est descendue ? Et qu’ils ne soient
pas comme ceux auxquels le Livre fut donné auparavant : le temps leur parut
long, leurs cœurs s’endurcirent et beaucoup d’entre eux furent pervers. »
[Sourate Al-Hadîd, verset 16]

Alors qu’il était atteint d’une hémiplégie, il décida d’écrire ce poème pour exprimer son repentir et magnifier la vie du Prophète ﷺ. Absorbé dans un océan de sincérité, d’amour et d’extase spirituelle, il se sentit incapable de trouver les mots pour décrire dignement le Meilleur des êtres ﷺ.
Une nuit, il vit en songe le Prophète Muhammad ﷺ qui le recouvrit de son noble manteau. À son réveil, l’Imam fut miraculeusement guéri.

Selon les récits traditionnels, c’est au cours de ce songe que le Prophète ﷺ lui inspira la célèbre suite du vers :

فَمَبْلَغُ الْعِلْمِ فِيهِ أَنَّهُ بَشَرٌ
وَأَنَّهُ خَيْرُ خَلْقِ اللَّهِ كُلِّهِمِ
« Tout ce que l’on peut connaître de lui est qu’il est un être humain,
Tout en étant la meilleure de toutes les créatures d’Allah. »

Il convient de rappeler que le terme « Al-Burdah » n’est pas l’exclusivité de l’Imam Al-Bûsîrî. Avant lui, le Compagnon Ka’b ibn Zuhayr avait déjà composé une célèbre élégie en l’honneur du Prophète ﷺ après la conquête de La Mecque. Ancien adversaire de l’Islam, Ka’b avait offensé le Messager d’Allah ﷺ et sa tête était mise à prix. Pris de remords, il se présenta devant le Prophète ﷺ le visage couvert et récita son célèbre poème. Ému par cetterepentance sincère, le Prophète ﷺ lui pardonna et le revêtit de son manteau.

Nombreux sont ceux qui considèrent que l’Imam Al-Bûsîrî s’inscrit dans cette même lignée spirituelle : l’un reçut le manteau à l’état d’éveil, l’autre en songe. Le Prophète a d’ailleurs affirmé dans un hadith authentique : « Celui qui me voit en rêve m’a réellement vu, car Satan ne peut prendre mon apparence. » (Rapporté par Al-Bukhârî)

La Burdah est composée de dix chapitres, chacun abordant une étape essentielle du cheminement spirituel. Les premiers vers mêlent nostalgie, repentir et amour ardent pour le Prophète ﷺ. L’auteur y enseigne également comment purifier son âme, combattre son nafs et vaincre les maladies du cœur :

وَالنَّفْسُ كَالطِّفْلِ إِنْ تَهْمِلْهُ شَبَّ عَلَى حُبِّ الرَّضَاعِ وَإِنْ تَقْطِمْهُ يَنْفَطِمِ
« L’âme est semblable à un bébé, si tu ne le contrôles pas, il continuera à téter. Mais, si on le sevre, il renonce à l’allaitement. »
[Chapitre 2]

Les chapitres centraux retracent ensuite la vie bénie du Messager d’Allah ﷺ : sa naissance, ses miracles, la grandeur du Coran, le Voyage nocturne (Al-Isrâ’ wal-Mi’râj) ainsi que ses combats. Enfin, les deux derniers chapitres constituent une magnifique invocation par laquelle l’auteur espère obtenir la Miséricorde d’Allah par l’intercession du Prophète ﷺ. Aujourd’hui encore, cette œuvre est étudiée, récitée et chantée dans l’ensemble du monde musulman.

L’Imam Al-Bûsîrî retourna à son Seigneur en l’an 695 de l’Hégire (1295-1296) à Alexandrie, en Égypte.

Seydil Hadj Malick Sy : LE MODÈLE DE L’INCLUSION PAR EXCELLENCE

En Islam, certaines périodes sont plus bénies que d’autres : la Nuit du Destin, les dix premiers jours de Dhul-Hijja ou encore les dix dernières nuits du Ramadan.

Concernant Laylat al-Qadr, le Prophète ﷺ nous a recommandé de la rechercher parmi les dix dernières nuits du Ramadan. Cette sagesse divine incite les croyants à multiplier les actes d’adoration afin de ne pas être privés de ses immenses bienfaits.

C’est dans cette même logique que Seydil Hadj Malick Sy ‎رضي الله تعالى عنه institua les dix nuits de BURDS, afin de dépasser les divergences relatives à la date exacte de naissance du Prophète ﷺ, traditionnellement située durant les douze premiers jours de Rabî’ al-Awwal. Durant ces dix nuits, il choisit de faire réciter les dix chapitres de la Qasîdat Al-Burdah.

Pourtant, lui-même avait composé le Khilâsu adh-Dhahab, une œuvre monumentale de trente chapitres consacrée à la vie du Prophète ﷺ. Pourquoi alors privilégier la Burdah ? Deux raisons majeures peuvent être avancées. La première réside dans la bénédiction (Baraka) attachée à cette œuvre, notamment en raison des mots évoqués précédemment.

La seconde traduit la vision profondément humble et inclusive de Mame Maodo ‎رضي الله تعالى عنه, qui souhaitait rassembler toute la communauté musulmane autour de l’essentiel : l’amour du Prophète Muhammad ﷺ, la Sunnah et le Noble Coran. Cette démarche trouve également un écho dans le célèbre hadith des Anges Voyageurs :
« Certes, Allah possède des anges qui parcourent les chemins à la recherche des assemblées où l’on évoque Allah… »
[Rapporté par Muslim n°2689]

Une Démarche : SPIRITUELLE ET SCIENTIFIQUE ADAPTÉE À SON ÉPOQUE

De son vivant, El Hadj Abdoul Aziz Sy Al Amine ‎رضي الله تعالى عنه appliqua parfaitement l’enseignement de Seyyidina Cheikh Ahmad Tijânî ‎رضي الله تعالى عنه :
« Vis avec ton époque et accompagne
son évolution. »

Il encouragea ainsi la diffusion de la Burdah dans tout le Sénégal, développa les Hadara populaires, favorisa l’enseignement coranique et encouragea l’organisation de colloques durant ces jours bénis afin de mettre la science au cœur de la célébration.

Chaque année, le Khalife Général des Tidianes propose un thème pour le Mawlid, qui est développé tout au long des conférences et symposiums. Le thème retenu cette année est :
« Ensemble, penser et agir par le verbe de l’Unicité (Tawhîd) »

Les colloques et les symposiums sont supervisés par la Cellule Zawiya Tijaniyya (CEZAT) qui est l’aile communicationnelle de la Hadara Malikiyya.

Burds Sop Naby France : UN NOUVEAU SOUFFLE SPIRITUEL POUR LA DIASPORA

Il y a plus d’une dizaine d’années, Seyidi Ben Cheikh, responsable moral de la Dahira SOP NABY France, accueillait dans son salon des disciples tijânes auxquels il enseignait l’essence même de la Qasidat Al-Burdah. Bien au-delà de la simple récitation, il leur transmettait également les fondements du Tajwîd, cette science qui permet de prononcer correctement les lettres, de respecter les règles de la récitation et de maîtriser les rimes afin d’offrir une parfaite harmonie des cœurs et des langues.

Ce fut un travail patient, exigeant et de longue haleine, mené avec constance et dévouement, pour le plus grand bonheur de tous les amoureux de Rassulu-Llah ﷺ.

La Burdah, également appelée « La Perle des Odes », n’est pas un simple recueil de poésie. Pour le soufi, elle constitue un véritable itinéraire de cheminement spirituel. Au fil de ses chapitres, le croyant est invité à une profonde introspection, à lutter contre son nafs, à mieux connaître le Meilleur des êtres ﷺ et à conformer sa vie à son noble exemple, afin de triompher de l’épreuve qu’est la dunya.

Comme le rappelait Serigne Babacar Sy ‎رضي الله تعالى عنه, « La vie ressemble à une journée de jeûne : tant que le crépuscule n’est pas arrivé, le risque de rupture demeure. ». Pour atteindre cette constance, Seyidi Ben Cheikhnous invite à passer de la philosophie de l’écoute à la philosophie de l’action, en passant par celle de l’entendement, en nous guidant pas à pas sur cette voie.

Ces nuits de BURDS sont ainsi destinées à préparer les cœurs à recevoir la lumière prophétique lors de la Nuit du Mawlid. Cette préparation s’apparente à la purification et aux ouvertures du cœur dont bénéficia le Prophète ﷺ au cours de sa noble vie, afin de le préparer à recevoir la Révélation et à être élevé dans la présence de son Seigneur.

La Burdah sera pour les disciples, ou plus largement les croyants, un manteau de guérison des maladies interneset un vêtement de piété pour espérer atteindre le titre de serviteur d’Allah.

Puissent ces nuits de ferveur nous ouvrir les portes de la Grâce divine, nous faire grandir dans l’amour du Prophète Muhammad ﷺ et nous valoir son intercession au Jour du Jugement. Qu’elles nous permettent de repartir avec des cœurs davantage illuminés, raffermis dans la foi et animés d’un amour encore plus profond pour le Meilleur des êtres ﷺ.

SOP NABY FRANCE
Extrait des enseignements de Seyidi Ben Cheikh FAYE

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RENCONTRE ENTRE COMMUNAUTÉ SÜLEYMANIYE ET L’ASSOCIATION SOP NABY FRANCE

Sénégal

RENCONTRE COMMUNAUTÉ SÜLEYMANIYE - SOP NABY FRANCE

Sénégal

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Sénégal

RENCONTRE COMMUNAUTÉ SÜLEYMANIYE - SOP NABY FRANCE

Sénégal

CHEIKH SEYDIL HADJI MALICK SY-LE MODÈLE ÉTERNEL

CHEIKH SEYDIL HADJI MALICK SY, LE MODÈLE ÉTERNEL

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Nous commémorons cette année les 104 ans du rappel à Allah du noble homme de Dieu et pionnier de la hadara malikiya : Seydil Hadj Malick SY رضي الله تعالى عنه. Né en 1855 à Gaya, à l’Est de Dagana, il est le fils de Ousmane Demba Khourayedia Sy et de Mame Fawade Welle. Il dédia sa vie à l’apprentissage et plus tard à l’enseignement de la religion.

UN GUIDE RÉFORMATEUR À TIVAOUANE

Suite à son pèlerinage à la Mecque, Seydil Hadj Malick SY ‎رضي الله تعالى عنه suivit le décret d’Allah et s’installa à Tivaouane. Chaque Homme de Dieu cherche sur terre le lieu propice à l’accomplissement de sa mission et, dans son cas, Tivaouane fut le choix d’Allah.

Autrefois, cette ville était synonyme de festivités et de folklores, puis, avec l’arrivée de Cheikh Seydil Hadji Malick, une réforme s’amorça. C’est avec douceur et pédagogie qu’il parvint, par la Grâce d’Allah, à métamorphoser toutes les coutumes jusqu’à les faire coïncider avec le principe et les valeurs prophétiques.

D’ailleurs, Seyidi Ben Cheikh souligne souvent que El Hadji Malick a réussi à diviniser le social lorsqu’il a adapté les coutumes des païens aux règles de l’Islam du Prophète ﷺ au début de la religion musulmane, conservant les bonnes pratiques et rejetant le blâmable.

Cheikh Al Khalifa ‎رضي الله تعالى عنه évoque dans sa qaçida “Sara Tayfuman”, ce don accordé à El Hadji Malick de transformer les Hommes et de guider les coeurs : “fakam jâfhilin mujhalin qad hadhâ bihi sâra murshida man. qad ghawâ”.

C’est ainsi qu’il fit de Tivaouane une institution incontournable du savoir, autant religieuse et spirituelle que scientifique et citoyenne.

Surnommé l’inconnu de la nation par son petit-fils Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum, ses enseignements ont pourtant profondément réformé la société sénégalaise et celle de la sous-région. Si Tivaouane demeure le symbole authentique de la propagation de l’Islam et le rayonnement de la Tidjaniya, le reste de l’Afrique de l’Ouest et Centrale n’en demeure pas moins l’illustration parfaite de son travail de formation et de décentralisation des Muqaddams (Serigne Amadou Bouya Gueye en Côte d’Ivoire, Serigne Ndeury Mbaye au Gabon, Maouloud Fall en Mauritanie, etc. Voir application Guide du Tijani).

CHEIKH EL HADJ MALICK SY : L’UNIVERSALISTE

Dépêché dans un contexte colonial, Seydil Hadj Malick SY ‎رضي الله تعالى عنه lut avec acuité la situation politique et économique de la fin du XIXᵉ siècle. Sa stratégie pour ré-instaurer la stabilité au Sénégal reposait sur un système finement élaboré, basé sur l’Islam, et plus précisément l’Islam soufi de la Tariqa Tidjane.
Il format un millier de muqqadams dans les trois dimensions du Dîn – islâm, imân, ihsân – et les envoya dans diverses régions du Sénégal et un peu partout en Afrique : le Mali, la Mauritanie, la Côte d’Ivoire, la Gambie, la Guinée Bissau et le Gabon. Ces lieutenants de la Tariqa ont hérité et transmis la vision universelle léguée par El Hadji Malick. Ils orientent, jusqu’à ce jour, les disciples Tijani à rechercher une vie équilibrée entre spiritualité et temporalité, modèle applicable dans toute société.

Cette valeur d’universalisme dont fait preuve Cheikh Seydil Hadji Malick se retrouve également dans l’une de ses plus belles œuvres, à savoir le Tayssir :
« Fâghfir lanâ waliman min bayninâ nasabun
Min jiheutit tîni aw fîd dîni Yâllahu »

Seyidi Ben Cheikh nous a appris que dans ce vers, Seydil Hadj Malick SY ‎رضي الله تعالى عنه prie Allah de lui accorder Son Pardon ainsi qu’aux personnes qui lui sont liées par le sang, par le Dîn et par la boue (at-tîn). Finalement, il invoque Dieu pour toute l’humanité. À l’instar de la Miséricorde d’Allah qui embrasse toute la création, l’invocation de Cheikh Seydil Hadji Malick est d’une telle largesse qu’elle vise toute les créatures.

Cheikh Seydil Hadji Malick est sans nul doute un universaliste, sa méthode et ses enseignements bravent les – fausses – barrières de la langue et des frontières. En ce sens, Allah exauça son vœux prononcé à la Mecque et lui permis d’être le plus grand bâtisseur de mosquées au Sénégal et dans d’autres contrées du monde (voir recensement des mosquées en 2024 au Sénégal).

C’est dans ce sillage qu’en 2024, soit 102 ans après son rappel à Allah, il reçut à titre posthume la Médaille desBâtisseurs des Mosquées de France des mains du recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, afin d’honorer sa contribution. Ce titre fut confié à sa descendance, réunie dans le cadre des 72h de Paris.

Cette activité s’inscrit dans la continuité de sa mission d’éducation, une mission perpétuée avec fidélité par Seyidi Ben Cheikh FAYE, responsable de la Dahira SOP NABY France. En somme, la présence d’une délégation composée de dépositaires de l’essence spirituelle et intellectuelle de El Hadji Malick symbolise l’empreinte vivante et intemporelle de son legs.

SON INCOMMENSURABLE AMOUR POUR LE PROPHÈTE ﷺ

Fervent amoureux du Noble Messager ﷺ, la plupart des œuvres de Cheikh Seydil Hadji Malick ‎رضي الله تعالى عنه sont des qaça-id sur le Prophète ﷺ. On peut notamment citer le Khillassou Zahab dans lequel il nous apprend en détails, et avec un lyrisme particulier, la vie du meilleur des êtres ﷺ. Également, il nous a fait don du Taysir – ou Wassilatul Muna – qui recèle de précieux secrets sur les dimensions multiples du Prophète ﷺ, appuyant son grade authentique d’homme de Dieu.

Par amour pour le Sceau de la prophétie ﷺ, El Hadji Malick instaura les dix nuits de Burds et le Gamou – ou Mawlid -, à travers lesquels il invite les coeurs et les âmes à se ressourcer et à recentrer vers l’essentiel : notre Amour envers le Prophète ﷺ.

Durant cette période une qaçida est récitée quotidiennement : la Burda de l’Imam Al-Busayri (écrivain égyptien). Ce choix de Cheikh Seydil Hadji Malick témoigne d’un noble trait de caractère présent en lui : l’humilité.

Cette humilité le poussa même à se décrire comme suit dans le Taysir :
« ‘Abdun zalîlun faqîrun khâshi’un wajilun
Zû jaza’in âsifun Yâllahu Yâllahu »

Seyidi Ben Cheikh, dans son magnifique commentaire de l’oeuvre, nous invite à nous questionner sur ce que représentent ces notions devant Allah. Retenons, à tout le moins, que l’auteur débute par se présenter à Son Seigneur en tant que « ‘Abdun » : grade élevé auprès d’Allah et pleinement incarné par El Hadji Malick tout au long de sa vie.

UNE ÉDUCATION INSPIRÉE DU MODÈLE PROPHÉTIQUE

L’approche éducative de l’école de Tivaouane se démarque par des valeurs essentielles tirées de l’éducation transmise par le Prophète ﷺ à ses compagnons.

El Hadji Malick est un homme de Dieu qui éduque ses disciples par la responsabilité et non par la menace, il forme ses disciples à développer une pleine conscience des choses afin d’obtenir une telle sincérité dans leurs actes que l’absence physique de leur maître ne les déviera pas du droit chemin sur lequel il les a guidés.

Dans la même lignée, l’éducation de Seydil Hadj Malick SY ‎رضي الله تعالى عنه met en lumière le principe de l’exemplarité. En suivant cela, il se démarquait par sa grande rigueur tolérante dont il faisait preuve face aux manquements que pouvaient avoir les personnes de son époque.

Enfin, une des valeurs cardinales d’un disciple rattaché à la famille de Cheikh Seydil Hadji Malick SY est d’être véridique. Pour lui, la sincérité dans la cause et dans l’éducation spirituelle demeure le soubassement de la réussite de l’élévation de l’âme vers son Seigneur. Un véritable disciple de Seydil Hadj Malick est une personne qui est toujours assoiffée de savoir et de réalisation spirituelle. Son fameux triptyque DIA-DIOU-BA synthétise parfaitement ces valeurs qu’il a transmis aux aspirants de ce monde :
•⁠ ⁠DIA : Diang (l’apprentissage)
•⁠ ⁠DIOU : Diouli (la dévotion)
•⁠ ⁠BA : Bayy (le culte du travail)

Extrait des enseignements de Seyidi Ben Cheikh FAYE
SOP NABY FRANCE

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AÏD AL ADHÂ – TABASKI

AÏD AL ADHÂ – TABASKI

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À l’approche de l’Aïd al-Adhâ, c’est tout un horizon de rites sacrés et de spiritualité qui se dessine pour les croyants, offrant à chacun l’occasion de raviver sa foi et d’espérer atteindre une pleine soumission à Dieu.

LE HAJJ, UN PILIER DANS L’ADORATION D’ALLAH

Le pèlerinage est l’un des cinq piliers de l’islam. Tout croyant ayant les capacités physiques et financières doit l’accomplir au moins une fois dans sa vie.
Il se déroule durant le mois sacré de Dhûl-Hijja, dernier mois du calendrier lunaire islamique, dont
صلى الله عليه وسلم les dix premiers jours comptent parmi les plus méritoires de l’année. Le prophète Muhammad
a dit :
« Il n’existe pas de jours durant lesquels les bonnes actions sont plus aimées d’Allah que ces dix jours » (Rapporté dans Sahih al-Bukhari)
Durant cette période, les croyants sont encouragés à multiplier les actes d’adoration et les invocations telles que le Tahlîl (La ilaha illallah), le Tahmîd (Alhamdulillah), le Tasbîh (Subhanallah) et le Takbîr (Allahu Akbar).
Chaque année, les lieux saints de la Mecque et de Médine accueillent près de deux millions de musulmans venus du monde entier. Les pèlerins accomplissent plusieurs rites : tourner autour de la Kaa’ba, effectuer les allers-retours entre Safâ et Marwa, se tenir en prière au mont ‘Arafat, lapider les stèles ou encore offrir un sacrifice.
Ce parcours spirituel est précisément codifié par le Coran et la sunna prophétique, et Seyidi Ben Cheikh nous rappelle que ces rites revêtent en réalité une dimension plus élevée que l’on ne l’imagine.
Allah dit dans le Saint Coran, au verset 3 de la sourate 106 :
فَ ْل َي ْعبُ ُدوا۟ َر َّب ٰهَذَا ٱ ْلبَ ْي ِت
« Qu’ils adorent donc le Seigneur de cette Maison (la Kaaba). »

‘ARAFÂT, SOMMET SPIRITUEL DU PÈLERINAGE

Parmi ces rites, la station de ’Arafât – durant le neuvième jour – constitue le moment culminant du
pèlerinage. Elle symbolise le jour de la miséricorde, du pardon et du repentir. Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a
dit :
« Le pèlerinage, c’est la station à Arafât. » (Rapporté par At-Tirmidhi)
Seyidi Ben Cheikh nous a appris que le terme « عــــــــــــــــــرف » est lié au mot « عــــــــــــــــــلــم » (pouvant signifier « science »), mais le premier porte une dimension plus haute : ʿArafât est le lieu où l’on atteint la
connaissance profonde.
Le jour de ‘Arafât est également le jour où Allah accorde le plus Son pardon. Sayidatuna ‘Aïcha
: )صلى الله عليه وسلم( rapporte la parole suivante du Prophète رضي الله تعالى عنه
« Il n’est pas de jour où Allah affranchit plus de serviteurs que le jour d’Arafât. » (Rapporté dans Sahih Muslim)
Ce jour marque aussi le parachèvement de la religion. Allah nous informe :
ٱْلَيْوَمأَْكَمْل ُت َلُكْم ِدينَُكْم َوأَتَْمْم ُت َعَلْيُكْم ِنْعَمِتى
« (…) Aujourd’hui, J’ai parachevé pour vous votre religion et accompli sur vous Mon bienfait (…) ». (Sourate Al-Ma’idah, verset 3)

L’AÏD AL ADHÂ : SYMBOLE DE CÉLÉBRATION ET DE SOUMISSION À DIEU

Le dixième jour, appelé Aïd al-Adhâ (ou Aïd al-Kabir), est une journée de fête et de partage. Il commémore l’épreuve du Prophète Ibrahim, à qui Allah demanda de sacrifier son fils, le prophète Isma’ïl. Face à leur soumission, Allah remplaça celui-ci par une offrande :
َوفَ َد ْينَـٰ ُه ِب ِذ ْبحٍ َع ِظيمٍ
« Et Nous le rachetâmes par un sacrifice immense. » (Sourate 37, verset 107)

En nous apprenant l’essence du sacrifice du mouton, Seyidi Ben Cheikh insiste sur sur le fait que celui-ci n’est pas un acte obligatoire (wajîb). Il s’agit d’un acte recommandé (sunna mu’akkada) pour tout musulman libre, responsable et qui a les moyens financiers nécessaires. Par ailleurs, il a mis l’accent sur la dimension intérieure que doit avoir cet acte : lorsque l’on égorge le mouton, on doit sentir que l’on se défait de certaines maladies du nafs, telles que l’orgueil et la jalousie.
En ce jour, les musulmans accomplissent la prière de l’Aïd et procèdent ensuite à ce sacrifice. Il
est rapporté que le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit :
« Le premier acte que nous accomplissons en ce jour est la prière, puis nous revenons pour sacrifier »
(Rapporté dans Sahih al-Bukhari)
La viande est ensuite partagée entre la famille, les proches et les plus démunis, renforçant ainsi les liens de solidarité et de générosité. Au-delà du rite, l’objectif est spirituel : purifier son âme, maîtriser ses passions et se rapprocher d’Allah en toute sincérité. Le Coran rappelle :
َلن َينَاَلٱللهََُّلُحوُمَها َوَلا ِدَمآُؤَها َوَلـِٰكن َينَاُلُهٱلتَّْقَوٰى ِمنُكْم
« Ni leur chair ni leur sang n’atteindront Allah, mais ce qui L’atteint de votre part, c’est la piété » (Sourate 22, verset 37)
Ainsi, l’Aïd al-Adhâ apparaît comme un moment intense de foi, de partage et de rapprochement .صلى الله عليه وسلم avec Allah, dans la continuité du message du Prophète

Extrait des enseignements de Seyidi Ben Cheikh FAYE SOP NABY FRANCE

72e édition GAMOU NDAR 2026

72e édition GAMOU NDAR 2026

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 وَإِنَّنِي قَدْ كُنْتُ مِنْ أَهْلِ نْدَرِ  
وَمَسْكَنِي بِهَا لِدَا رِي أَنْدَر
  إِثْنَانِ أَرْبَعُونَ قُل ذَاكَ الْعَدَدْ
 لِنُمْرَةِالْدَّارِ إِذَا رُمْتَ الْمَدَدْ

 

《 Moi (Serigne Babacar SY), je suis de la ville de Saint-Louis, mon adresse est la Rue André Lebon, demande le 42, ceci est le numéro de ma villa. Rends moi visite si tu veux bénéficier de faveurs divines. 》

NDAR, LA CITÉ BERCEAU

Le lien entre le vénéré Khalife au bonnet carré et la vieille cité de Ndar n’est pas seulement historique, il est spirituel.

Célébrer le Gamou de Ndar, c’est revenir à la source de l’engagement envers Cheikh Al Khalifa Seydi Aboubacar Sy (RTA). En ce sens, Seyidi Ben Cheikh nous enseigne que « la force d’un affluent est sa capacité à retourner à sa source. ». La ville située entre fleuve et océan devient le temps d’une nuit un puissant vecteur de renouvellement spirituel et de raffermissement de la foi.

C’est une commémoration majeure non seulement pour les adeptes de la confrérie tijane, mais également pour les fils et filles de Ndar, profondément attachés à cet héritage spirituel. Le fait que le premier khalife de Cheikh Seydil Hadj Malick (RTA) y soit né est perçu comme une bénédiction divine, un honneur inestimable pour la ville.

UNE MISSION HAUTEMENT SPIRITUELLE

« Je ne vous envoie pas à un Gamou, mais à une mission » nous disait Serigne Babacar SY (RTA).

Il ne s’agit plus seulement de voyager vers une ville, mais de voyager vers soi-même pour y cultiver les vertus du prophète Seyyidina Muhammad ﷺ et les incarner dans chaque geste du quotidien.

En s’inscrivant dans les traces de l’école de Tivaouane, Seyyidi Ben Cheikh a donné des outils bénéfiques à tout aspirant qui l’appliquerait sincèrement :

•⁠ ⁠Philosophie de l’écoute : être attentif aux orientations ;
•⁠ ⁠⁠Philosophie de l’entendement : comprendre l’essence des orientations suivies/écoutées ;
•⁠ ⁠⁠Philosophie de l’appropriation : adapter/accorder ces orientations à notre échelle ;
•⁠ ⁠⁠Philosophie de l’action : matérialiser ces orientations dans notre vie quotidienne, agir en conséquence.

Ce qu’on peut attendre du disciple qui se rend au Gamou de Ndar, plus globalement dans tous les cadres de cet acabit (cadre d’orientations, de partage de connaissances, etc.), est qu’il use pleinement de ces quatre philosophies. Ainsi, le tijani donnera vie aux effluves dont il aura bénéficié durant le Gamou.
Ce moment de haute spiritualité vient préparer les cœurs et les âmes à accueillir la lumière du Mawlid dans la paix et la ferveur.

En cette 72è édition, reflétant les 72 années de vie immaculée de Cheikh Al Khalifa (RTA), que les prières qui s’élèvent de la ville de Ndar apportent la sérénité dans chaque foyer et la lumière de Mawlidu Naby ﷺ dans le coeur de chaque disciple.

Excellent Gamou de Ndar 2026 à tous.

Extrait des enseignements de Seyidi Ben Cheikh FAYE

SOP NABY FRANCE

Élysée – Diasporas : Ben Cheikh Faye représente la Tijaniyya Malikiyya aux échanges avec Emmanuel Macron

Élysée - Diasporas : Ben Cheikh Faye représente la Tijaniyya Malikiyya aux échanges avec Emmanuel Macron

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Actif dans le domaine du conseil, expert en finance et entrepreneur, Ben Cheikh Faye, Président de l’association Sop Naby France, s’était déjà entretenu il y a quelque temps au Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères avec Jean-Noël Barrot, ministre en fonction, dans le cadre des échanges continus avec des figures majeures de la diaspora africaine.

Invité par le Quai d’Orsay pour prendre part aux échanges en prélude du Sommet Africa Forward qui aura lieu du 11 au 13 mai en Nairobi au Kenya.
Ce fut des moments riches en rencontres inspirantes, aux côtés de leaders engagés, d’acteurs culturels, économiques et de la société civile. Ben Cheikh Faye, Président de Sop Naby France, initiateur de la Confèrence internationale annuelle de Paris « Soufisme et défis de la mondialisation » a eu l’opportunité de rappeler l’importance du rôle des diasporas dans la consolidation des relations historiques entre la France et le Sénégal et particulièrement avec la famille de Seydi El Hadji Malick Sy de Tivaouane.

Pour Ben Cheikh Faye, « ces échanges confirment l’importance de bâtir des partenariats justes, solides et fondés sur l’innovation et la coopération en mobilisants les talents créatifs de la diaspora en tant que pont entre nos peuples »

Se disant « honoré de contribuer, à sa mesure, à cette dynamique » qu’il espère offrir l’opportunité d’« une nouvelle manière d’écrire l’histoire commune entre la France et les diasporas africaines ».

Très investi dans le développement de la coopération entre l’Afrique et la France, Ben Cheikh Faye, par ailleurs, un des symboles de l’esprit « gagnant-gagnant et du respect mutuel dans l’innovation et la solidarité .
Au cœur de ses préconisations : « un dialogue continu pour une co-construction d’initiatives mutuellement bénéfiques ».

96E ÉDITION DE LA ZIARRA GÉNÉRALE DE TIVAOUANE

96E ÉDITION DE LA ZIARRA GÉNÉRALE DE TIVAOUANE

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Les 5 recommandations de Serigne Babacar SY: un programme de vie pour le disciple tidjane

La Ziarra Générale se tiendra ce dimanche 12 Avril 2026, ce rendez-vous initié par Seydi Aboubacar SY (RTA) se présente comme une opportunité de se réapproprier son quintette indispensable à la quête spirituelle du disciple : “sen Diné, sen Tariqa, sen Dahira, sen Métier aq sen yoonu Tivaouane” pour nommer l’Islam, la Tariqa Tidjane , la Dahira, le travail et la Ziarra de Tivaouane.

La ferveur et l’engouement de la Ziarra Générale embrasent d’ores et déjà les rues de Tivaouane. Les fidèles en provenance des quatres coins du pays et au delà s’apprêtent à répondre massivement à cette 96 e édition de l’appel de Cheikh Al Khalifa Babacar SY (RTA). Une nouvelle édition ô combien importante puisqu’elle nous permet d’explorer en profondeur le programme de vie qui nous a été dressé par Cheikhal Khalifa. De surcroît, la Ziarra se veut aussi comme un moment d’enseignement autour de l’héritage de Seydi El Hadj Malick SY (RTA).

AUX ORIGINES DE LA ZIARRA GÉNÉRALE

Après le décès de son père en 1922, Serigne Babacar SY hérita de la khilâfa et insuffla aussitôt une nouvelle dynamique aux disciples Tidjanes.
Ce faisant, il initie un groupe de hauts fonctionnaires et d’intellectuels pendant cinq ans à la Haqiqa de la Tariqa Ahmadienne afin qu’ils puissent travailler à la transmission de ce legs éternel que Cheikh Seyidil Hadji Malick SY lui a laissé.
Ce qui donnera par la suite la naissance en 1927 de la DAHIRA, ce club mystique oú se forment les athlètes de la religion pour paraphraser Serigne Ahmed Tidjane SY Al Maktoum (RTA).

C’est la toute première Dahira créée et Cheikhal Khalifa lui donnera le nom de Dahiratoul kirâm en les jumelant au cercle céleste qui a réalisé la quintessence du verset 70 de la sourate 17 Al Isra :

وَلَقَدْ كَرَّمْنَا بَنِي آدَمَ وَحَمَلْنَاهُمْ فِي الْبَرِّ وَالْبَحْرِ وَرَزَقْنَاهُم مِّنَ الطَّيِّبَاتِ وَفَضَّلْنَاهُمْ عَلَى كَثِيرٍ مِّمَّنْ خَلَقْنَا تَفْضِيلاً ﴿٧٠﴾

« Et assurément, Nous avons honoré les fils d’Adam. Nous les avons transportés sur la terre et sur la mer, et Nous leur avons donné des subsistances saines.Et Nous leur avons donné la supériorité sur beaucoup d’autres de Nos créatures »

Et c’est cette Dahira qui est à la base de la première Ziarra générale à Tivaouane en 1930 présidée par le Khalife Serigne Babacar SY (RTA).

TIVAOUANE, BERCEAU D’UN HÉRITAGE AUX ÈRES DE LA MODERNITÉ

Dans les viatiques de l’incommensurable héritage de Cheikh Al Khalifa, « sen
yonu Tivaouane bania faay » (que votre chemin vers Tivaouane ne s’estompe
jamais) en est un pilier principal. D’ailleurs « c’est un devoir de mémoire » pour
évoquer l’enseignement de Seydi Ben Cheikh, responsable morale de la
Dahira SOP NABY France qui perpétue le legs de Serigne Babacar SY dans la diaspora et plus particulièrement à Paris.

Berceau intemporel de la Ziarra, Tivaouane est devenu le lieu de convergence
spirituelle où se mêlent prières ferventes et discussions sur les défis du temps
présent au fil des années. En effet, la « Foire
des Dahiras », innovation introduite en 2024 sous l’initiative de Serigne
Hamid SY Ibn Serigne Abdou Aziz Al Amine ; était avant tout un espace privilégié d’échanges qui visait à promouvoir les actions des Dahiras à travers des
expositions, forums et panels. L’année dernière, elle avait fédéré et développé des activités utiles et structurantes avec près de cinquante Dahiras qui y avaient pris part.

Sans conteste, cette « Ziada » qui s’apparente à une lumière scintillante dans le cœur du disciple illuminera le visage des fidèles qui quitteront Tivaouane revigorés avec
en boussole les orientations du Khalife Serigne Babacar SY Mansour.

Source : SOP NABY FRANCE

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LAYLATUL QADR – UNE NUIT BÉNIE

LAYLATUL QADR - UNE NUIT BÉNIE

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Dans la dernière décade du mois de Ramadan, une nuit d’une importance inestimable se distingue par sa grandeur : Laylatul Qadr, la Nuit du Destin.

UNE NUIT DE GRÂCE

Cette nuit sacrée, correspondant à un moment privilégié d’élévation spirituelle, émane de la miséricorde divine pour dispenser des grâces incommensurables.

En effet, il est rapporté dans le livre de Imam Malik, Al-Muwattâ : « Le Prophète ﷺ a vu les communautés antérieures (à l’Islam) et a remarqué que sa communauté allait vivre moins longtemps que celles-ci. Il réfléchit alors à la manière dont sa communauté pouvait obtenir la même récompense que celle obtenue par ces communautés. Lorsqu’Allah, exalté soit-Il, a vu la bonne moralité du Prophète ﷺ, Il lui a donné Laylatul-Qadr qui est meilleure que mille mois. »

À cet égard, Ibn ‘Abbâs ‎رضي الله تعالى عنه rapporte ce qui suit : « Le Prophète ﷺ a mentionné le cas d’un homme issu des communautés antérieures qui avait combattu dans le sentier d’Allah ﷻ pendant mille mois. Il s’est alors inquiété pour sa communauté et a invoqué Allah ﷻ en disant : “Ô Allah, en raison de la courte vie des membres de ma communauté, leurs œuvres seront minimes.” C’est pour cela qu’Allah ﷻ lui a donné Laylatul-Qadr. ».

UNE NUIT DE LUMIÈRE

Porteuse de la lumière divine, cette nuit marque également la nuit de la révélation du Saint Coran. Allah ﷻ dit :

حمٓ وَٱلْكِتَـٰبِ ٱلْمُبِينِ إِنَّآ أَنزَلْنَـٰهُ فِى لَيْلَةٍ مُّبَـٰرَكَةٍ إِنَّا كُنَّا مُنذِرِينَ فِيهَا يُفْرَقُ كُلُّ أَمْرٍ حَكِيمٍ أَمْرًا مِّنْ عِندِنَآ إِنَّا كُنَّا مُرْسِلِينَ رَحْمَةً مِّن رَّبِّكَ إِنَّهُ هُوَ ٱلسَّمِيعُ ٱلْعَلِيمُ

« Hâ, Mîm. Par le Livre (le Coran) explicite. Nous l’avons fait descendre en une nuit bénie, Nous sommes en vérité Celui qui avertit, durant laquelle est décidé tout ordre sage, c’est là un commandement venant de Nous. C’est Nous qui envoyons [les Messagers], à titre de miséricorde de la part de ton Seigneur, car c’est Lui l’Audient, l’Omniscient » [Extrait du Coran, Sourate 44 ; versets 1-6]

La sourate Al-Qadr va plus loin pour attirer notre attention sur l’importance de cette nuit. Ainsi, il est dit dans le livre saint qu’elle est meilleure que mille nuits et c’est au cours de cette nuit que le Coran fut révélé.

إِنَّآ أَنزَلْنَـٰهُ فِى لَيْلَةِ ٱلْقَدْرِ وَمَآ أَدْرَىٰكَ مَا لَيْلَةُ ٱلْقَدْرِ لَيْلَةُ ٱلْقَدْرِ خَيْرٌ مِّنْ أَلْفِ شَهْرٍ

« En vérité, Nous l’avons fait descendre (le Coran) pendant la Nuit de la Destinée. Et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al-Qadr ? La Nuit de la Destinée vaut plus que mille mois. » [Extrait du Coran, Sourate 97 ; versets 1-3]

Ainsi, Ibn ‘Abbâs ‎رضي الله تعالى عنه et d’autres savants ont dit : “Cette nuit a connu la descente du Coran depuis Al-Lawh al-Mahfoudh, la Table Gardée, vers Bayt Al-‘Izzah, la Maison de la Gloire au ciel inférieur, puis le Coran fut révélé au Messager d’Allah ﷺ par étapes sur une période de vingt-trois ans.”.

UNE NUIT DE RAPPEL

La nuit de Laylatul Qadr nous rappelle le but de notre existence en nous incitant à effectuer de bonnes œuvres. Allah ﷻ nous dit dans le coran :

وَمَا خَلَقْتُ ٱلْجِنَّ وَٱلْإِنسَ إِلَّا لِيَعْبُدُونِ

« Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent » [Extrait du Coran, Sourate 51 ; verset 56].

L’adorer consiste à se rappeler de Lui constamment afin de ne pas sombrer dans l’insouciance, causée par l’oubli. A ce propos, Seyyidi Ben Cheikh nous enseigne que même si l’oubli est le propre de l’Homme, il est en vérité son plus grand ennemi car on attend de l’Homme une pleine reconnaissance. En effet, l’humain par essence, est un être qui oublie car le mot al insan (l’Homme) dérive de nissyan (celui qui oublie). Par conséquent, nous avons un devoir de mémoire afin de préserver notre foi par le biais du rappel permanent.

Il faut toutefois souligner que pour éviter de sombrer dans l’oubli, une ferme volonté et une réelle conviction sont essentielles, car l’implication personnelle demeure le moteur de toute réussite. Seydina Cheikh Ahmed Tidjani ‎رضي الله تعالى عنه nous apprend que « La volonté de l’Homme peut surpasser l’ensemble des mondes. » Dès lors, la clé de notre réussite est entre nos mains. Il nous appartient donc de profiter de la quête de cette nuit comme un moyen d’éveil propice à l’introspection dans notre cheminement avec Notre Créateur.

UNE NUIT D’INTROSPECTION

Cette nuit bénie est également un moyen de prendre un moment pour se recentrer vers l’essentiel. Elle nous pousse à nous poser les bonnes questions : Qu’est-ce qui a changé entre l’année dernière et cette année ? Où en sommes-nous dans notre relation avec le divin ? Comment se parfaire d’ici l’année prochaine ?

Il est primordial de constamment faire une introspection, de renouveler ses intentions et son engagement envers Le Créateur afin de réussir dans cette vie car nous ne sommes pas prémunis contre le fait de commettre un acte annulatif avant la fin de celle-ci. A ce sujet, Serigne Babacar SY ‎رضي الله تعالى عنه disait que la vie est assimilable à une journée de jeûne, tant que l’heure de la rupture n’est pas arrivée, nous ne sommes pas à l’abri de nous tromper.

Toujours dans cette optique, Seydil Hadj Malick SY ‎رضي الله تعالى عنه nous dit dans Zajr Al Qulûb : “Wa nafsaka, shaarid”, “Éduque ton nafs !” Or l’éducation du nafs passe par la privation des plaisirs mondains, une privation que l’on pratique durant les jours du mois de Ramadan. Ainsi, il est important de profiter de cette nuit pour retourner vers Allah ﷻ, pour prendre de nouvelles résolutions et s’engager à les respecter.

UNE NUIT DE DÉVOTION

La nuit de Laylatul Qadr est également une nuit qui nous rappelle que le succès est le fruit de l’effort sincère. D’après Abou Houreira ‎رضي الله تعالى عنه, le Prophète ﷺ a dit :

« Celui qui veille pieusement, pratique l’adoration durant la nuit du Destin avec foi et en espérant la récompense, ses péchés précédents sont pardonnés » [Rapporté par Al Bukhari et Muslim].

Cette récompense s’applique uniquement à ceux qui ont fourni l’effort d’adorer le Créateur. Allah ﷻ, l’Omniscient, aurait pu nous indiquer la date exacte de Laylatul Qadr. Cependant, Il nous invite à la rechercher parmi les 10 dernières nuits :
« Cherchez la nuit du destin dans les nuits impaires des dix derniers jours de Ramadan ». (Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°2017 et Mouslim dans son Sahih n°1169)

Toutefois, cette quête de la perfection ne concerne pas seulement la nuit de Laylatul Qadr, mais toute notre vie. Allah ﷻ nous dit dans le coran :

وَٱلّذِينَ جَـٰهَدُوا فِينَا لَنَهْدِيَنَّهُمْ سُبُلَنَا وَإِنَّ ٱللَّهَ لَمَعَ ٱلْمُحْسِنِينَ

« Et quant à ceux qui luttent pour Notre cause, Nous les guiderons certes sur Nos sentiers. Allah est en vérité avec les bienfaisants. » [29 : 69]

Ceci nous exhorte à être pleinement engagés dans la cause d’Allah afin de réussir, car il n’y a pas d’engagement sans volonté. Dès lors, cette nuit nous inspire à se ruer vers les bonnes œuvres et à cheminer vers Le Créateur avec amour, constance et sincérité.

UNE NUIT DE RENOUVEAU

La nuit de Laylatul Qadr est avant tout une nuit où nous avons la possibilité d’influencer notre destin (qadr) par la grâce du Tout-Puissant.

Comme Allah ﷻ le dit, c’est la nuit : « durant laquelle est décidé tout ordre sage » (Coran S.44, v.4). À ce titre, plusieurs exégètes et compagnons, dont Ibn ‘Abass, ont dit que ce verset signifie que durant cette nuit, sont décidées toutes les destinées des créatures pour l’année à venir.

En cette nuit, est écrit qui vivra et qui mourra, qui sera sauvé, et qui sera damné, qui est destiné au Paradis, et qui est destiné à l’Enfer, qui sera honoré et qui sera humilié, où la sécheresse et la famine séviront, et tout ce que Allah ﷻ veut pour cette année-là. C’est en cela que cette nuit peut agir comme le pivot de notre vie.

Tout comme pour la nuit de Laylatul Qadr, chacun de nos choix ont un impact sur nos vies. A ce propos, Cheikh Ahmed Tidjane SY ‎رضي الله تعالى عنه nous enseigne que :

« Notre choix a ceci de redoutable, il est à la base de notre ascension jusqu’aux cieux ou de notre chute jusqu’en deçà de la bestialité. ».

Ainsi, chacune de nos décisions peut transformer nos vies à jamais. D’où l’importance de choisir la droiture pour notre réussite, car il n’y a pas d’impact sans engagement.

En outre, nos choix façonnent non seulement notre existence, mais aussi celle de notre entourage, car nos actions servent de miroir.

En réalité, combattre dans le sentier d’Allah ﷻ consiste aussi à transmettre notre savoir. Seydi Ben Cheikh nous apprend que nous sommes tous responsables et nous avons un devoir de transmission. Il suffit de s’inspirer de nos précieux mashayikh tels que Serigne Babacar SY ‎رضي الله تعالى عنه : ayant œuvré toute sa vie pour Allah, il nous a laissé un précieux héritage qu’est la dahira, le centre de formation des athlètes de la religion, qui jusqu’à aujourd’hui permet de ramener les âmes égarées sur le chemin de la Vérité. Cherchons donc à devenir de véritables serviteurs en faisant les bons choix et en cultivant l’entraide.

UNE NUIT DE PAIX

Cette nuit est également une source d’apaisement total. Pour en profiter, il est essentiel de se consacrer à des actes sincères d’adoration et de dévotion. Allah ﷻ nous dit :

أَلَا بِذِكْرِ ٱللَّهِ تَطْمَئِنُّ ٱلْقُلُوب

« N’est ce point par l’évocation d’Allah que se tranquillisent les cœurs ? ». (Sourate 13:28)

L’une des invocations à ne pas négliger durant cette nuit est celle que le Prophète ﷺ nous a enseigné. Aïcha ‎رضي الله تعالى عنها a demandé au Prophète ﷺ : « Ô Messager de Dieu, si je sais que c’est Laylatul Qadr, que dois-je dire ? » Il répondit : « Tu diras :

اللَّهُمَّ إِنَّكَ عَفُوٌّ تُحِبُّ العَفْوَ فَاعْفُ عَنِّي.
Allâhoumma inn-naka afouwwoun touhib-bou-l-‘afwa fa-‘fou‘annî
« Ô Seigneur ! Tu es certes Pardonneur et Tu aimes le pardon, alors pardonne-moi ! » [Rapporté par At-Tirmidhi dans ses Sounan n°3513]

En plus de cette invocation, voici quelques recommandations à faire :
– La prière nocturne, pour se rapprocher de Dieu et apaiser son cœur ;
– La lecture méditée du Coran, pour nourrir son âme de sagesse et de guidance ;
– Le dhikr, pour invoquer le Nom de Dieu et Le remercier pour Ses bienfaits ;
– Les invocations, pour confier ses peines, ses espoirs et ses rêves à Celui qui exauce les prières ;
– Les gestes de générosité, car l’aumône en cette nuit est source de bénédiction infinie.

UNE NUIT À NE PAS MANQUER

Consciente de l’importance spirituelle de cette nuit, la Dahira SOP NABY FRANCE la célèbre chaque année en veillée de prières, rassemblant de nombreux croyants. Cette rencontre se déroule en présentiel lorsque les conditions le permettent, mais peut également être organisée en ligne afin de permettre à tous de s’unir dans l’adoration et la quête de bénédiction. C’est un moment de communion intense où les fidèles se réunissent pour la prière, la méditation des versets du Coran et les invocations, profitant pleinement de ces immenses bienfaits.

Que cette nuit bénie soit pour chacun d’entre nous un renouveau spirituel, une source de paix intérieure et un tremplin vers une vie meilleure.

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Le mois de ramadan , un mois de spiritualité

Le mois de ramadan, un mois de spiritualité

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Le mois béni de Ramadan 2026 qui correspond à l’an 1447 hégirien est une occasion pour revenir sur l’origine, la spiritualité et le mode d’emploi du neuvième mois du calendrier islamique. 
 
Si en apparence le Ramadan se résume à une période durant laquelle les fidèles s’abstiennent de manger et de boire de l’aube au coucher du soleil, le mois le plus sacré pour les musulmans renferme d’autres considérations allant de l’essence de son nom aux bienfaits qu’il confère à celui qui observe son jeûne. 
 
UNE RICHESSE ÉTHYMOLOGIQUE
 
Etymologiquement, le « Ramadan » provient du mot « Ramad » qui signifie  « chaleur intense ». Dans cette perspective, nous notons par son biais un chemin menant à l’émulation de soi, une opportunité pour brûler ses péchés, un moment pour renouveler son amour divin. Le mois de Ramadan est le mois béni par excellence. 
 
Les références au jeûne se trouvent dans le verset 183 de la deuxième sourate du Coran [Al Baqarah] :
يَـٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُوا كُتِبَ عَلَيْكُمُ ٱلصِّيَامُ كَمَا كُتِبَ عَلَى ٱلَّذِينَ مِن قَبْلِكُمْ لَعَلَّكُمْ تَتَّقُونَ 
« Ô les croyants ! On vous a prescrit Aç-çiyâm comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété » 
[Sourate 2, verset 183]
 
UNE ADORATION À LA VALEUR CACHÉE
 
Cette période est considérée comme un mois béni par excellence car c’est durant celui-ci que descendit le Saint Coran.
 
شَهْرُ رَمَضَانَ ٱلَّذِىٓ أُنزِلَ فِيهِ ٱلْقُرْءَانُ هُدًى لِّلنَّاسِ وَبَيِّنَـٰتٍ مِّنَ ٱلْهُدَىٰ وَٱلْفُرْقَانِ
« Le mois de Ramadân est celui au cours duquel le Coran a été descendu [révélé] comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. (…) » 
[Sourate 2, verset 185]
 
Par ailleurs, pour tout acte d’adoration le Seigneur nous a indiqué – en tout ou en partie – la récompense espérée. Mais en ce qui concerne le jeûne, nul n’en connait le salaire. Cela témoigne de l’importance inégalée que notre Créateur accorde à ce mois. Et Il dit dans un hadith qudsi :
« Tout ce que fait le fils d’Adam est pour lui-même sauf le jeûne, il est pour Moi et c’est Moi qui en donne la récompense… » 
[Sahih Al-Boukhari n°1894 & Sahih Muslim n°1151]
 
Et Allah dit dans un autre hadith qudsi : 
« Il (le jeûneur) abandonne ses désirs, sa nourriture et sa boisson pour Moi. Le jeûne est pour Moi et c’est Moi qui rétribue en conséquence.» 
[Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°7492 et Mouslim dans son Sahih n°1151].
Ici, Allah expose le fait qu’Il sait que nous faisons cela pour Lui Seul, ce qui met l’accent sur la dimension intérieure de l’adoration. La récompense n’est pas seulement dans l’acte visible mais dans la sincérité et la conscience de l’acte. Cela nous enseigne également que la valeur spirituelle d’une action dépend de l’intention. 
 
Et Sa Parole rentre dans le cadre d’un de Ses Noms : Il est Ash-Shakur, le Gratifiant, le Reconnaissant, Celui qui donne de la valeur aux sacrifices de Ses serviteurs. Allah n’est pas insensible à nos efforts.
 
L’IMPORTANCE DU BON COMPORTEMENT AU-DELÀ DE LA FAIM
 
Parmi les objectifs du jeûne, il y a le fait de se vêtir des nobles vertus du plus parfait des êtres, Sayyidina Muhammad ﷺ. Sans les tentations externes de shaytan, la voie nous est facilitée par Dieu pour délaisser nos mauvaises habitudes et en acquérir de nouvelles qui attiseront Sa Satisfaction. 
 
En ce sens, le Prophète ﷺ nous met en garde contre le jeûne qui se limiterait qu’à s’abstenir de boire et manger sans s’abstenir des mauvais comportements :
« Combien de jeûneurs ne récoltent de leur jeûne que la soif. »
[Rapporté par Ad-Darâmî]
 
« Celui qui ne renonce pas aux mensonges et aux pratiques qui y correspondent, Allah n’a nul besoin que ce jeûneur renonce à sa nourriture et à sa boisson. »
[Sahih Al-Boukhari n°1903]
 
En effet, l’un des principaux vecteurs de perdition utilisés par Sheytan est le désir, qu’il soit charnel, un besoin excessif de confort, l’oisiveté, etc. (ash-shahawat) qui sont souvent alimentés par la nourriture et la boisson. 
 
Le jeûne va alors bien au-delà de la simple privation : c’est dominer ses désirs et résister à l’ennemi. C’est aussi un moyen de rompre les chaînes de nos propres passions. Le Prophète ﷺ conseille d’ailleurs le jeûne à celui qui ne peut se marier et ressent des envies charnelles car il devient une protection, un outil de maîtrise de soi.
 
Ainsi, jeûner, c’est couper l’herbe sous le pied de sheytan, l’empêcher d’utiliser nos désirs comme des canaux pour nous égarer. Chaque privation volontaire, chaque maîtrise de soi, affaiblit ses assauts et renforce notre discipline intérieure. La faim devient alors un outil d’éducation de l’âme : elle apprend à la personne la discipline, tempère ses excès et conduit progressivement à la purification intérieure. 
 
Le jeûne n’est donc pas seulement une abstention physique, mais une véritable école de l’âme.
 
PLUS QU’UN SIMPLE JEÛNE DU CORPS, UNE ÉLÉVATION DE L’ÂME
 
Les ‘arifin biLlah (Hommes dotés de la connaissance en Allah) nous ont informés de quelques triptyques mis en lumière durant le mois de Ramadân, parmi lesquels on trouve celui des trois niveaux – ou degrés – du jeûne :
•Le jeûne du commun (sawm al-’umum) : s’abstenir de manger et de boire;
•Le jeûne de l’élite (sawm al-khusus) : s’abstenir de faires des péchés avec nos membres;
•Le jeûne de l’élite de l’élite (sawm khusus al-khusus) : jeûner de tout ce qui n’est pas Allah.
 
Aussi, Ibn ‘Arabi (RTA) nous partage une autre subdivision applicable durant ce mois béni qui concerne, cette fois-ci, les combats internes (juhud) à mener : 
•Le premier tiers : combattre son égo (an nafs) en fuyant les tentations de la vie;
•Le deuxième tiers : combattre ses passions (al hawa);
•Le troisème tiers : combattre son attachement à la vie d’ici-bas (ad dounya).
 
Le mois de Ramadan est connu pour être le mois de l’abstinence et du défrichage de l’être, cette période est le moyen de témoigner à Allah de notre motivation à pratiquer avec patience le jihad fi nafs (combat contre notre égo) afin de délaisser les futilités et aller vers l’Essentiel.
Finalement, l’un des buts recherchés à travers le jeûne est d’affaiblir le corps afin de renforcer l’âme : le seul élément en nous qui porte véritablement la Vie.
 
DEUX RECOMMANDATIONS DU NOBLE PROPHÈTE ﷺ
 
D’après Anas Ibn Malik (RTA) : 
« Le Prophète ﷺ coupait son jeûne en prenant des dattes fraiches avant d’aller prier. Quand il n’y en avait pas, il prenait des dattes sèches, ou, à défaut, quelques gorgées d’eau. ».
[Rapporté par Abou Dawoud n°2356 et par At-Tirmidhi n°696]
 
Abu Said Al Khudri (RTA) rapporte que le Prophète ﷺ a dit: 
« Le suhur est un repas de bénédiction, alors ne le négligez pas, même si l’un d’entre vous doit seulement prendre une gorgée d’eau, car Allah et Ses anges prient pour ceux qui prennent le suhur. »
[Sahih Al Jami’e 3683]
 
PLUS QU’UN SIMPLE MOIS, UN PROGRAMME EN TROIS TEMPS
 
Ce mois béni se divise en trois décades : Ar-Rahmah (la miséricorde divine), Al Maghfirah (le pardon divin), Al itqun minan nâr (la préservation du feu de l’enfer). Demandons à Allah Sa miséricorde par la « Basmallah », Son pardon par « al istighfar » et qu’Il nous préserve du châtiment de l’enfer par « Rabbana Atinâ fîd dunyâ hasanatan wafîl akhirati hasanatane waqina azâban nâr ». 
 
Anas ibn Malik (RTA) rapporte : « La plupart des invocations du Prophète ﷺ consistaient à dire : 
“Seigneur Dieu ! Donne-nous dans ce monde une belle part et dans l’au-delà une belle part et préserve-nous du châtiment du feu.” »
[Sahih Al-Boukhari n°6389]
 
Et durant cette période Allah emprisonne Satan afin que le musulman ne soit pas tenté par ce dernier, et le paradis sera la récompense de ceux qui rendent l’âme pendant cette période. Néanmoins, le musulman doit rester vigilant et faire attention aux autres ennemis infiltrés à savoir An-Nafs, Al-hawa et Ad-dunya (âme démoniaque, désirs sataniques et plaisirs mondains).
 
Dans la deuxième sourate du saint Coran, Allah (SWT) nous interpelle sur l’importance du dhikr pour le fidèle musulman :
فَٱذْكُرُونِىٓ أَذْكُرْكُمْ وَٱشْكُرُوا لِى وَلَا تَكْفُرُونِ 
« Souvenez-vous de Moi donc, Je vous récompenserai. Remerciez-Moi et ne soyez pas ingrats envers Moi »
[Sourate 2, verset 152]
 
C’est dans cette optique que dans la tradition Muhammadienne, il nous est prescrit des adhkars durant le mois béni de Ramadan.
 
1ÈRE DÉCADE : RAHMATOULLAHI / YEURMANDE YALLAH / LA MISÉRICORDE DIVINE
 
Pendant ces 10 premiers jours, Allah attache et enferme satan afin que le musulman ne soit pas tenté par ce dernier. La Miséricorde de Dieu est ainsi répandue sur tout musulman qui rend l’âme durant cette période mais aussi sur tout croyant vivant. De ce fait, il faut multiplier les prières et invocations car celui à qui la Miséricorde du Tout Puissant est accordée sera certes dans la félicité.
 
Et Allah dit dans le noble Coran : 
هَـٰذَا بَصَـٰٓئِرُ لِلنَّاسِ وَهُدًى وَرَحْمَةٌ لِّقَوْمٍ يُوقِنُونَ
« Ceci [le Coran] constitue pour les hommes une source de clarté, un guide et une miséricorde pour les gens qui croient avec certitude. »
[Sourate 45, verset 20]
 
DHIKR À FAIRE PENDANT CES JOURS :
 
•A’uzhu biLlahi minash shaytanir rajim 
•Fâtiha
•3x AstaghfiruLlah
•3x Salâtal fâtihi
•787 Basmallah (“BismiLlahir-rahmanir-rahim” : 7 + 80 + 700) 
•3x Salâtal fâtihi
 
OU
 
•124 000 Istighfar (“Astaghfirullah”), c’est à dire 12 400 istaghfar / jour pendant cette première décade.
 
 
2ÈME DÉCADE : MAGHFIRAH / NJEGALOU YALLAH / LE PARDON DIVIN
 
Allah le Très-Haut fait descendre Son Pardon sur le musulman qui observe le jeûne et l’absout de ses péchés. Selon Abou Hourayra (RTA), le Prophète ﷺ a dit :
« Quiconque jeûne le mois de Ramadan, poussé par sa foi, et dans l’espoir de la récompense divine, Dieu l’absout de tous ses péchés passés. »
[Bukhari et Muslim, Riyad as-salihin n°1219]
 
DHIKR À FAIRE PENDANT CES JOURS :
 
•A’uzhu biLlahi minash shaytanir rajim
•Fâtiha
•3x AstaghfiruLlah
•3x Salâtal fâtihi
•1 947 AstaghfiruLlah (7 + 40 + 900 + 1000)
•3x Salâtal fâtihi
 
OU
 
•12 000 Salâtal Fâtihi, c’est-à-dire 1 200 SF / jour pendant cette deuxième décade.
 
 
3ÈME DÉCADE : ITQUN MINAN NÂR/ NDIOT TCHI SAFARA / PRÉSERVATION DE L’ENFER
 
En plus d’enfermer Satan, Allah ferme les portes de l’enfer et ouvre celles du Paradis. Toujours selon Abou Hourayra (RTA), le Messager de Dieu ﷺ a dit :
« La première nuit de Ramadan, tout démon, tout djinn rebelle est enchaîné.
Toutes les portes de l’enfer sont fermées, et aucune ne s’ouvre. Toutes les portes du Paradis sont ouvertes, et aucune ne se ferme. On appelle :
« Ô toi qui veux du bien, accours ! Ô toi qui veux du mal, cesse ! » Cet appel est renouvelé chaque soir, et chaque soir. Dieu sauve de l’enfer un certain nombre de croyants. » 
[Muslim n°1079]
 
DHIKR À FAIRE PENDANT CES JOURS :
 
•A’uzhu biLlahi minash shaytanir rajim
•Fâtiha
•3x AstaghfiruLlah
•3x Salâtal fâtihi
•70x Rabbana Atinâ fîd dunyâ hasanatan wafîl akhirati hasanatane waqina azâban nâr
•3x Salâtal fâtihi
 
OU
 
•70 000 Haylallah (“La ilaha ila ALLAH”), c’est-à-dire 7 000 Haylallah / jour pendant cette troisième décade.
 
DURANT TOUT LE MOIS : LA RÉCITATION OU L’ÉCOUTE QUOTIDIENNE DE 2 HIZB DU CORAN EST FORTEMENT RECOMMANDÉE
 
Il est conseillé durant l’entièrete du mois de Ramadan, de faire un maximum de dhikr notamment par la récitation et la méditation du Saint Coran qui s’avère être la meilleure des évocations. Il est également recommandé de multiplier les prières sur le Noble Prophète Sayyidina Muhammad ﷺ via la Salâtal Fâtihi.
 
Qu’Allah nous fasse bénéficier de Sa Miséricorde, nous pardonne nos péchés et nous préserve des châtiments de l’enfer.
 
 
Extrait des enseignements de Seyidi Ben Cheikh FAYE
 
SOP NABY FRANCE

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